Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

Ancien site, retrouvez le nouveau : cnosf.franceolympique.com


 

Vincent Vittoz : « J'ai cherché à donner mon meilleur »

 


Vincent Vittoz avec sa médaille d'or mondiale du 20km poursuite, le 20 février 2005



Leader du ski de fond français sur toute la décennie, 8 fois vainqueur sur le circuit international, monté 29 fois sur les podiums, champion du monde en 2005, 2e du classement général de la Coupe du monde cette année là, Vincent Vittoz s’est constitué le plus beau palmarès français de son sport. A 35 ans, après avoir participé à quatre Jeux Olympiques, il a décidé de tirer un trait sur sa carrière sportive. Son parcours en équipe de France a démarré en 1996 et s’est achevé sur le podium à Lahti le 12 mars dernier. Interview.

Qu’est-ce qui a motivé votre décision ?
Depuis deux mois, je me trouvais de moins en moins à ma place dans le circuit mondial du ski de fond. Je sentais que ça n’était plus comme avant, à travers plusieurs signes. J’ai eu le temps de murir ma décision. Je n’avais plus l’énergie, l’agressivité, la force pour disputer des compétitions au plus haut niveau. Je n’avais pas envie de continuer pour continuer, puisque mon objectif a toujours été de me maintenir au top. C’est mon rapport personnel à la pratique où il est nécessaire de repousser sans arrêt ses limites, qui me pousse à prendre ma retraite sportive. Je ne pars pas fâché avec le milieu, j’aime mon sport, et je continuerai, mais d’une autre manière.


Maurice Manificat et Vincent Vittoz encadrent l'Italien Dario Cologna, vainqueur du 20km poursuite le 12 mars 2011 à Lahti

Vous obtenez le 29e podium de votre carrière le 12 mars à Lahti dans le 20km poursuite….
J’ai eu l’opportunité de réaliser cette performance. J’ai montré que j’étais encore mentalement et physiquement capable de faire de beaux adieux. Et puis, partager ce podium avec un Français, Maurice Manificat, qui s’est classé 2e devant moi dans cette course, ça a été vraiment super. J’avais déjà eu l’occasion de vivre un moment pareil avec Emmanuel Jonnier en 2007. C’est toujours inoubliable. Une semaine plus tard à Falun, lorsque j’ai annoncé mon départ, ça a été beaucoup d’émotion avec mes camarades de l’équipe de France. Nous nous entendions tous très bien.

Quels sont les meilleurs souvenirs de vos 15 années en équipe de France ?
Il y en a beaucoup. A commencer bien sûr par mon titre mondial en 2005, mais aussi, notre victoire en relais à La Clusaz, chez moi, en 2004. L’unique victoire en équipe du ski de fond français sur la Coupe du monde. Je retiens surtout l’aventure humaine. On fait du sport pour être le meilleur, mais à la fin, on retient tous les moments de partage, d’échange, beaucoup de choses qui vont au-delà de la compétition. Nous sommes partis en vacances ensemble avec mes coéquipiers, alors qu’on se voyait tous les jours en équipe de France. Nos relations dépassaient tout ça !

Qu’aimeriez-vous que l’on retienne de votre carrière ?
Chacun retiendra ce qu’il voudra. Je n’ai jamais cherché à me mettre en avant. Même si une image médiatique s’est développée. J’ai simplement cherché à donner mon meilleur.

Avez-vous des regrets ?
J’ai toujours fait mes propres choix et je les ai assumés. On peut toujours déplorer de ne pas avoir remporté de médaille olympique, mais je n’ai aucun regret. Je sais que j’ai eu une belle carrière et que j’ai fait des belles choses.

Racontez-vous votre expérience olympique
Les Jeux rythment notre quotidien tout au long de notre carrière. C’est une échéance qui se rapproche toujours très vite. C’est un moteur pour tous les sportifs et un moment très particulier, un peu surdimensionné, un environnement différent, ce qui peut changer nos repères. Mais cela reste au final des courses avec des adversaires que l’on connait bien. En tout cas, je suis fier d’avoir disputé quatre jeux Olympiques (Nagano 1998, Salt Lake City 2002, Turin 2006, Vancouver 2010), cela a été autant d’expériences formidables et pour ma part, la preuve d’une belle longévité. J’ai aussi participé à la campagne de promotion de l’équipe de France olympique pour les Jeux de Turin en 2006, cela a sonné pour moi comme une reconnaissance du milieu et de tout le mouvement sportif. J’ai été très heureux que l’on pense à moi.

Quelle est votre implication dans la candidature d’Annecy 2018 ?
Je suis un de ses ambassadeurs. J’étais présent dans ma station de La Clusaz pour présenter le site à la commission d’évaluation du CIO en février dernier. C’est un beau projet, j’espère qu’il réussira. Je suis disponible. Si d’ici au mois de juillet, je peux apporter mon aide pour quoi que ce soit, pourquoi pas ? A La Clusaz, nous avons encore beaucoup à faire pour un évènement de cette taille, mais nous avons déjà l’expérience de l’organisation d’épreuves de Coupe du monde, et beaucoup de choses sont déjà en place.

Comptez-vous rester proche du milieu du ski de fond ?
Mon sport a rythmé ma vie depuis que je suis gamin. C’est un milieu où je me sens bien, et je n’en serai jamais loin. De quelle manière, je ne sais pas encore. En tout cas, je deviens un supporter de l’équipe de France de ski de fond, et je suis prêt à m’investir. Il y a beaucoup de choses à faire dans des secteurs variés. On verra bien. En ce qui concerne mon avenir, il est encore un peu tôt pour parler projets.


Warning: include(/servers/apache/sites/pros/com/franceolympique/cnosf/includes/nav/rightcol/12.php): failed to open stream: No such file or directory in /home/users/croscdos/home/www.franceolympique.com/www/includes/nav/rightcol/143.php on line 2

Warning: include(): Failed opening '/servers/apache/sites/pros/com/franceolympique/cnosf/includes/nav/rightcol/12.php' for inclusion (include_path='.:/opt/remi/php72/root/usr/share/pear:/opt/remi/php72/root/usr/share/php:/usr/share/pear:/usr/share/php') in /home/users/croscdos/home/www.franceolympique.com/www/includes/nav/rightcol/143.php on line 2

 

 

Accéder au contenu du site | Accéder aux principales rubriques du site | Accéder à la recherche | Accéder au début de la page