Comité national olympique et sportif français

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Amsterdam 1928

 


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La fiche

Jeux de la IXe olympiade

Date d'ouverture : 17 mai 1928
Date de clôture : 12 août 1928
Villes candidates : Los Angeles (USA)

Participation :
46 CNO (Nations)
3.014 athlètes (290 femmes, 2 724 hommes)
109 épreuves

Ouverture officielle : S.A.R. le prince Hendrik
Serment olympique : Harry L.B. Dennis (football)



Sports au programme : Natation - Athlétisme - Boxe - Cyclisme - Sports équestres - Football - Escrime - Gymnastique - Hockey - Pentathlon moderne - Aviron - Voile - Haltérophilie - Lutte

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Contexte

Dans la sérénité de la Venise du Nord

Les Jeux de la IXe Olympiade sont célébrés à Amsterdam dans une ambiance de paix et d'harmonie. L’atmosphère internationale s’y prête qui se matérialisera, le 27 août 1928, par la signature du Pacte Briand-Kellog : réunis au Quai d’Orsay, à Paris, 15 nations renoncent officiellement à la guerre. Œuvre de trois pèlerins de la paix, le Français Aristide Briand, l’Américain Frank Kellogg et l’Allemand Gustav Stresman, ce pacte, dont l’utopie ne tiendra pas à l’épreuve des tensions internationales, sera finalement signé par une soixantaine d’Etats.


Les nationalismes reprennent toutefois du terrain, avec notamment les diktats mussoliniens en Italie, les douze sièges obtenus par le parti nazi au Reichstag allemand et une URSS sous un joug stalinien renforcé après le Plénum du Comité Central qui fustige les « dérives droitières » et accentue le fossé creusé entre Trotski et le « Petit père des peuples ». Mais l’URSS n’a toujours pas décidé de s’associer à « l’organisation bourgeoise » que représente pour elle les Jeux olympiques et est donc absente d’Amsterdam, au contraire de l’Allemagne qui pour sa part effectue son retour après avoir été absente en 1920 et 1924.

Pour la première fois, la flamme est allumée dans une vasque pour la durée des Jeux olympiques, mais son allumage ne se fait toutefois pas à Olympie et il n’y a pas de relais. La Grèce passe par ailleurs pour la première fois en tête du défilé d’ouverture tandis que le pays hôte arrive en dernier, une innovation désormais inscrite dans le protocole olympique.

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Les Jeux

Les athlètes de vingt-huit pays s'attribuent des médailles d’or à Amsterdam, un record de diversité qui tiendra quarante ans.


Mikio Oda

Pour la première fois des athlètes asiatiques remportent des titres olympiques. Le Japonais Mikio Oda décroche ainsi la médaille du triple saut tandis que son coéquipier, Yoshiyuki Tsuruta, gagne celle du 200m brasse. L’équipe indienne obtient la victoire en hockey-sur- gazon, la première d’une longue série puisqu’entre 1928 et 1960, pas moins de six médailles d'or d’affilée seront ramenées à New-Dehli. Une autre série de victoire à répétition débute en 1928, la Hongrie prenant la première des sept médailles consécutives qu'elle gagnera en sabre par équipe.

Deux champions d'exception mettent une dernière touche à leur légende, Paavo Nurmi en gagnant le 10 000 m et Johnny Weissmuller en remportant le 100 m nage libre et le relais 4x200m. Place aux aristocrates : le futur roi Olav V de Norvège remporte la médaille d’or en voile et Lord Brughey, duc d’Exeter, remporte le 400m haies.
Les femmes sont autorisées à participer en gymnastique et en athlétisme.


Ethel Catherwood

La Canadienne Ethel Catherwood remporte ainsi le saut en hauteur… et le titre de reine de beauté des Jeux.
A mi-parcours dans son quart de finale, le rameur australien Henry Pearce, s'arrête de ramer pour laisser passer une famille de canards devant son embarcation ce qui ne l’empêche pas de gagner sa série. Son beau geste se prolongera pas une médaille d’or olympique.

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Le fait

Johnny be gold


Johnny Weissmuller

Né le 2 juin 1904 à Freidorf, en Autriche-Hongrie, Peter János Weissmüller dit Johnny Weissmuller immigra aux Etats-Unis avec ses parents à l’âge de 4 ans. Formidable nageur, il fut en 1922, à 17 ans, le premier homme à descendre sous la minute au 100 m nage libre. Son palmarès est impressionnant : 36 fois champion des Etats-Unis, détenteur de 23 records du monde.


Johnny Weissmuller

Camouflant son origine pour être sûr d’être sélectionné dans l’équipe américaine, il se distingue aux JO de 1924 et 1928. A Paris, Johnny Weismüller remporte deux médailles d’or individuelles (le 100 m NL en 59’’ et le 400m NL en 5’4’1/5), une médaille d’or par équipe (le 4x200m NL avec le relais américain), ainsi qu’une médaille de bronze en water-polo.
A Amsterdam, il gagne une médaille d’or à titre individuel au 100m NL en 58’’6/10 et une médaille d’or par équipe au relais 4x200m NL.

Tarzan en a fini avec les bassins. Jane et Cheetah l'attendent à Hollywood.


Johnny Weissmuller

Sa célébrité, il la doit de fait autant, sinon davantage au cinéma. Auréolé de sa gloire de champion olympique, Johnny Weissmuller est engagé par la firme prestigieuse du « Lion MGM » pour incarner Tarzan, « l’homme singe », héros né de l’imagination de l’écrivain américain Edgar Rice Burroughs.

Ses aventures deviendront de grands succès du box-office dans les années Trente, avec notamment Tarzan et sa compagne (1936) ou Tarzan trouve un fils (1931). Tarzan à New-York (1942) marque la fin de sa collaboration avec MGM.

Les films suivants, produits par les studios RKO, connaissent un moindre succès et sa réapparition en Jungle Jim, héros de feuilleton télévisé, ne réussit pas à faire oublier le mythe qu’il incarna.

Considéré avec sa technique de l’over (sa tête était maintenue hors de l’eau) comme l’un des précurseurs du crawl moderne, Johnny Weismuller est, en 1950, « meilleur nageur du demi-siècle ». Cette figure légendaire s’éteint à Acapulco, au Mexique, le 20 juillet 1984, au terme d’une longue maladie.

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L’Equipe de France olympique

Délégation : 231 participants (199 hommes, 32 femmes)
Porte-drapeau : La France ne prend pas part au défilé
Bilan : 21 médailles dans 10 sports – 6 en or, 10 en argent, 5 en bronze – 0 féminine et une mixte.
La France termine 5ème Nation

Ces Jeux hollandais débutent mal pour la France. Une violente altercation ayant opposé la délégation française à un gardien de stade irascible leur refusant l’accès, la France boude la cérémonie d'ouverture. On frôle l'incident diplomatique. L'affaire se règle au niveau des ministres des Affaires étrangères.

Gaudin, good one !


Lucien Gaudin

Le drapeau français claque au vent qui souffle en tempête. II salue la victoire au fleuret de Lucien Gaudin qui reste, pour beaucoup, le plus grand escrimeur de tous les temps.
Champion du monde à 19 ans en 1905, Gaudin n'est pas retenu pour Londres en 1908. En 1912, il est imbattable, mais la France n'engage pas ses escrimeurs à Stockholm pour une question de règlements. En 1916, c'est la guerre. En 1920, à Anvers, il est blessé par un Américain. En 1924, une névrite paralyse son bras gauche magique juste après le tournoi par équipes.

A Amsterdam, un coup sur la tempe en poule finale le met K.O. Aspirine, cognac, massages, le voici en barrage pour le titre contre son presque homonyme, l'Italien Giulio Gaudini. A 2-2, Gaudini effleure Gaudin. L'arbitre ne compte pas la touche. "Je suis touché", dit le Français qui se pénalise par fair-play. Mené 3-2 puis 4-2, il l'emporte 5-4. Porté en triomphe par ses équipiers, il s'évanouit d'émotion. A 42 ans, il a gagné sa première médaille d'or individuelle. Quatre jours plus tard, il récidive à l'épée.

Roger François, Ahmed et les autres

Les victoires du pompier haltérophile Roger François (moyens) ou du cycliste Roger Beaufrand (vitesse) sont donc accueillies avec froideur par le public néerlandais, remonté par la presse locale.

Au marathon, on attend un Japonais, c'est un Français d'origine algérienne, manœuvre chez Renault, qui l'emporte. Ahmed EI Ouafi verra bientôt sa carrière brisée par une disqualification pour professionnalisme.
Tombé dans l'oubli, soutenu longtemps par Alain Mimoun, il vivra ensuite dans la misère et mourra assassiné lors d’un règlement de comptes dans un hôtel en 1959.



Jules Ladoumègue

A l'entrée de la dernière ligne droite, Jules Ladoumègue est champion olympique du 1500 m. Épuisé, il est dépassé à quelques mètres du but par le Finlandais Harry Larva. Qu'importe, l'avenir appartient à ce Bordelais de 22 ans.
De fait, en 1931, il détiendra cinq records du monde. Mais quelques mois avant les Jeux de Los Angeles, il sera radié pour professionnalisme.

En voile enfin, l' "Aile VI" de Virginie Hériot l'emporte dans la catégorie des 8 mètres. Ce sera le plus beau trophée de cette navigatrice qui, en vingt ans passés à sillonner mers et océans, couvrira l'équivalent de six tours du monde.

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Les médailles françaises

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