Comité national olympique et sportif français

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Paris 1924

 


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La fiche

Jeux de la VIIIe Olympiade

Date d'ouverture : 4 mai 1924
Date de clôture : 27 juillet 1924
Pays de la ville hôte : France
Villes candidates : Amsterdam (NED), Barcelone (ESP), Los Angeles (USA), Prague (CZE) et Rome (ITA)

Participation :
44 CNO (Nations)
3 089 athlètes (135 femmes, 2954 hommes)
126 épreuves
1000 journalistes

Ouverture officielle : Gaston Doumergue, président de la République
Serment olympique : Georges André (athlétisme)



Sports au programme : Natation - Athlétisme - Boxe - Cyclisme - Sports équestres - Football - Escrime - Gymnastique - Pentathlon moderne - Polo - Aviron - Rugby - Voile - Tir - Tennis - Haltérophilie - Lutte

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Contexte


Les grands magasins, rue de Rivoli


Les Jeux Olympiques de Paris 1924 sont obtenus par Pierre de Coubertin qui a mis toute son énergie de président en fin de règne afin de décrocher une deuxième célébration de l'Olympiade à Paris. Ces Jeux sont les premiers qui, après le premier conflit mondial, voient défaits et vainqueurs se retrouver sur le stade. C'est d'ailleurs le 24 juillet, soit trois jours avant la fin des JO, que la France accepte le plan Dawes sur les réparations allemandes.


La guerre est loin désormais et le Paris des années folles vibre de toute ses forces créatrices. Surréalisme, dadaïsme, Arts déco, Joséphine Baker... Paris est en pleine effervescence artistique. Dès lors, rien d'étonnant à ce que les Jeux Olympiques 1924 soient une fête, le Tout-Paris est présent à Colombes, y compris intellectuels et artistes comme Béla Bartok, Manuel de Falla, Gustave Doret, Gabriel Faure, Jean Giraudoux, Honneger, Ravel, Stravinsky, Gabrielle d’Annunzio, Maurice Barrès, Paul Claudel, Maeterlinck, Paul Valéry, et ils susciteront une exceptionnelle floraison littéraire.


Le premier village olympique

L’histoire du village olympique débute en 1924, avec la construction à Colombes d’un camp de baraques en bois, aux allées de terre étroites et au confort sommaire.
Il faut attendre huit ans pour qu’à Los Angeles, les Américains proposent un second village, digne des ambitions du mouvement olympique. Le concept fut définitivement adopté, et cette réunion des plus grands athlètes du monde en ce lieu clos devint l’un des points forts des Jeux, symbole concret de l’union des peuples par le sport.
Le village olympique, en rénovant l’enceinte sacrée du sanctuaire d’Olympie allie le modernisme de notre époque à la philosophie antique. Il offre par ailleurs un atout non négligeable : la charge matérielle de l’hébergement repose pleinement sur la ville hôte, ce qui simplifie notamment la préparation du voyage pour les nations invitées.

1924 marque par ailleurs l’apparition des Jeux d’hiver, célébrés à Chamonix et reconnus comme Olympiques a posteriori. En patinage par couples, Andrée Joly et Pierre Brunet y seront les premiers médaillés français (bronze). Consulter l'article de Thierry Terret (CRIS de Lyon) sur ces 1ers JO d'hiver.

Enfin, les Jeux de Paris sont les premiers à organiser une cérémonie de clôture telle que nous la connaissons aujourd'hui, avec notamment la levée de trois drapeaux, ceux du Comité International Olympique, du pays organisateur et du prochain pays hôte. La devise olympique : "Citius, Altius, Fortius", (plus vite, plus haut, plus fort) est également introduite au cours de ces Jeux olympiques.

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Les Jeux

L'Olympisme en mouvement

Les concours d’art sont à leur apogée, la France y gagnera la première place au classement général des nations, Géo Charles l’emportera sur Henry de Montherlant en littérature. Tandis que l'escrime féminine est inscrite pour la première fois au programme olympique, avec notamment la participation de la Danoise Ellen Osiier, qui décrocha la médaille d'or sans perdre un seul assaut, le tennis fait, à Paris, sa dernière apparition aux Jeux, où il ne reviendra qu’après l’abandon des règles sur l’amateurisme, au début des années 1980.

Des histoires pour Hollywood

Le nageur Américain Johnny Weissmuller, âgé de 19 ans, gagne deux médailles d'or (100m NL en passant sous les 59s. et 400m NL en devançant le Suédois Arne Borg de près d’une seconde), au cours du seul 20 juillet. En 1928, il gagnera également l'or en relais 4x200m puis le bronze au waterpolo, avant d'incarner Tarzan dans 12 films !
Les Jeux de Paris seront immortalisés dans Les Chariots de Feu, film oscarisé, inspiré par l'histoire olympique du coureur britannique Eric Liddell. Favori du 100 m, Eric Liddell n'est pas au départ. On ne court pas le dimanche. Ce pasteur écossais, fils de missionnaire, remportera le 400 m. La nageuse américaine Gertrude Ederle obtint la médaille de bronze au 100m nage libre. Deux ans plus tard, elle fit sensation en devenant la première femme à faire la traversée de la Manche à la nage, en deux heures de moins que n'importe quel homme avant elle.

Les Finlandais volants


Ville Ritola

Alors que son compatriote Paavo Nurmi est la vedette incontestée de cette édition de 1924, Ville Ritola, décrocha tout de même quatre médailles d'or et deux d'argent. A son tableau de chasse, de l'or en individuel sur 10 000 m et 3 000 m steeple et par équipe sur 3 000 m et en cross-country, et également de l'argent sur 5 000 m et en cross-country individuel. Presque chaque épreuve de fond individuel était l'objet d'un mano a mano entre les deux coureurs finlandais. Par contre, sur les épreuves par équipe, lorsqu'ils courraient sous le même étendard et que les forces des ces deux extra-terrestres de la piste s'additionnaient, la nation nordique devenait tout simplement irrésistible.
En athlétisme toujours, le sauteur en longueur américain William DeHart Hubbard obtient la première médaille d'or individuelle pour un athlète noir. Son compatriote Clarence Houser remporte les concours du disque et du poids.

Oruguay !

Le rugby à XV est alors olympique, mais pour la dernière fois. Trois équipes sont en lice dans le tournoi, les États-Unis (champions olympiques en titre), la France et la Roumanie. L'équipe américaine, composée de joueurs de football américain, remporte de nouveau le tournoi en battant la France 17 à 3. En tennis, l'américain Vincent Richards décroche trois médailles dont deux d'or en simple et double messieurs.
Enfin, en football, l'équipe d'Uruguay gagne le tournoi olympique. Son milieu de terrain, José Andrade, éblouit les spectateurs parisiens par ses dribbles, ses changements de rythme et son élégance. Il est élu meilleur joueur du tournoi.

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Le fait

Pas de temps à perdre

Le dieu du stade de Colombes, construit pour l'occasion, est le coureur Finlandais Paavo Nurmi. De sa foulée mécanique, cet athlète de précision - il court chronomètre à la main pour contrôler ses temps de passage - entre définitivement dans la légende en devenant le premier athlète à remporter cinq médailles d'or lors d’une même olympiade : celles du 1500 m et du 5 000 m le jeudi 10 juillet, du cross-country individuel et par équipes le samedi, du 3 000 m par équipes le dimanche.

Sa performance la plus spectaculaire fut celle qu'il effectua le 10 juillet. Tout d’abord, il remporta facilement le 1 500 m, puis, moins de 55 minutes plus tard, revint en piste et prit la première place au 5 000m. Sur cette dernière course, le duel tant attendu avec son compatriote et rival, Ville Ritola, victorieux sur le 10 000 m et le 3 000 m steeple quelques jours auparavant, aura bien eu lieu : dès la mi-course, les deux Finlandais prennent la tête de la course et se détachent magistralement, laissant leurs concurrents loin derrière. C'est entre ces deux-là que le titre olympique devait se jouer et il était écrit que la bagarre serait âpre. Au terme d'un sprint d'anthologie dans la dernière ligne droite, Nurmi devance finalement Ritola de 2 dixièmes de seconde, établissant à cette occasion un nouveau record olympique en 14 minutes et 31 secondes.

Dans l'épreuve du cross-country individuel, c'est la canicule qui aura été son principal adversaire. Le 12 juillet, la chaleur assaille la capitale parisienne et les températures frôlent les 40 degrés Celsius. Pour autant, le Scandinave garde son sang-froid et se porte en tête à 2 kilomètres de l'arrivée, éliminant un à un les autres prétendants à la victoire.
Au final, il conserve sont titre obtenu à Anvers quatre ans plus tôt et termine l'épreuve avec une avance confortable, de plus d'1 minute et 30 secondes sur... Ville Ritola. Avec seulement 15 coureurs sur 38 ayant réussi a franchir la ligne d'arrivée, le climat aura été un obstacle fatidique pour bon nombre de participants et pour l’épreuve elle-même, supprimée depuis...

Paavo Nurmi est sans doute le plus grand coureur de fond de l’histoire de l’athlétisme moderne, à coup sûr le plus rigoureux dans sa préparation et le plus innovant dans sa démarche sportive. Sa minutie, son perfectionnisme et sa rigueur ont fait de lui un des précurseurs en termes de nouvelles méthodes d'entraînement. Ses exploits répétés lui ont valu le surnom de "Finlandais volant" ainsi que de nombreux commentaires soulignant le caractère hors du commun de ses performances.

Durant 14 ans il régna sans partage sur le fond mondial en établissant 20 records du monde et en remportant 12 médailles olympiques, dont 9 en or, faisant de lui l'athlète le plus décoré de l'histoire des Jeux. Sa suspension à vie, décrétée en 1932 par la Fédération internationale d'athlétisme, pour cause d'infractions aux règles de l'amateurisme, ne lui aura pas permis de s'aligner à Los Angeles et aura peut-être empêché ce coureur exceptionnel d'accroître son palmarès olympique.

Adulé par la nation finlandaise, il est désigné dernier porteur de la flamme lors des Jeux olympiques d'été de 1952 à Helsinki, moment magique au cours duquel il recevra une ovation mémorable des 70 000 spectateurs du Stade olympique.

L'hommage national qui lui est rendu en 1973, suite à son décès, les nombreuses statues à son effigie érigées à travers le pays et au siège du CIO, le stade de Turku, sa ville natale, qui porte son nom, les médailles et les timbres émis en son honneur, sont autant de témoignages de la grandeur de l'athlète et de l'homme.

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L'équipe de France olympique

Délégation : 318 participants (299 hommes, 19 femmes)
Porte-drapeau : Géo André (Athlétisme)
Bilan : 40 médailles - 13 en or, 17 en argent, 10 en bronze
La France termine 3ème Nation

Géo André, sous les drapeaux


Géo André

A Paris, Géo André participe à ses quatrièmes et derniers Jeux. Porte-drapeau de la délégation française, il y prononce le serment des athlètes et termine 4ème du 400m haies. Sa carrière sportive s'achève. Il aura été international dans 13 disciplines différentes (100 m, 200 m, 400 m, 4 x 400 m, 110 m haies, 400 m haies, saut en hauteur avec et sans élan, en longueur sans élan, poids, disque, pentathlon et décathlon, double médaillé olympique et recordman d'Europe du 400 m haies en 1920. Il aura surtout connu une vie débordante, consacrée au sport et à la France. C'est en combattant sous ses couleurs, dans les Corps francs d'Afrique de l’armée Giraud, que Géo André, engagé volontaire, trouvera finalement la mort le 4 mai 1943, en pleine reconquête de Tunis. Rentré dans la postérité, Géo André est désormais le nom de très nombreux stades, places et boulevards. En savoir plus.

La lutte de Deglane


Henri Deglane

Dix juillet. Deuxième tour des lourds en gréco-romaine. Henri Deglane s'attaque à un monument : Claes Johansson, champion olympique des moyens en 1912, des mi-lourds en 1920. Après vingt minutes de combat acharné, le Suédois est déclaré vainqueur. Tollé général, réclamation, prolongation. C'en est trop pour les 40 ans du Suédois. Deglane gagne. Sur sa lancée, ce sapeur-pompier de 22 ans donne à la lutte française sa première médaille d'or. Plus tard, devenu catcheur, il retrouvera sur un ring un autre champion olympique de 1924, l'haltérophile Charles Rigoulot, sacré en mi-lourds malgré le handicap d'un index perdu à la guerre. Sans rival, cet Hercule au charisme incomparable passera rapidement professionnel et lèvera des barres phénoménales pour l'époque. Eclectique, il sera aussi acrobate, catcheur et pilote automobile.

Deux roues à grande vitesse


Lucien Michard

D'autres Français brillent. Maîtrisant son tempérament offensif et sa trop grande confiance en lui qui lui ont coûté le titre à Anvers, Roger Ducret, 36 ans, bat en finale du fleuret son compatriote Philippe Cattiau. L'équipe de France de cyclisme survole les épreuves avec 6 médailles dont quatre titres sur les six courses au programme. A Vincennes, sur la piste de la "Cipale", Lucien Michard gagne la vitesse, Jean Cugnot et Lucien Choury le tandem. Sur route, victoire d'Armand Blanchonnet en individuel et de la France par équipes.

Un pour tous, tous pour la médaille !


René Lacoste

Pour la dernière apparition du tennis avant... 1988, tous les "Mousquetaires" montent sur le podium : Henri Cochet en simple (argent), Cochet et "Toto" Brugnon en double (argent), Jean Borotra et René Lacoste en double également (bronze). A la piscine des Tourelles, enfin, les poloïstes tricolores remportent la médaille d'or. A noter également, la médaille de bronze de Lewden en saut en hauteur.

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Les médailles françaises

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