Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

Ancien site, retrouvez le nouveau : cnosf.franceolympique.com


 

Grégory Baugé, roi de la vitesse

 

Le 29 mars dernier sur la piste de Pruszkow en Pologne, Grégory Baugé est devenu le huitième champion du monde français de la vitesse (depuis 1946), l’épreuve reine de sa discipline. Il a comblé un trou de six ans en succédant à Laurent Gané (vainqueur en 1999 et 2003), rejoignant également pour un passé récent, son actuel entraîneur Florian Rousseau (titré en 1996, 1997 et 1998), et Arnaud Tournant (2001).

«On tournait autour du pot ces dernières années et maintenant on a réussi. Je l'ai fait !», s’est exclamé à chaud le Francilien d’origine guadeloupéenne, né le 31 janvier 1985 à Maisons-Laffite. Ce premier titre mondial individuel est venu s’ajouter pour lui à une quatrième médaille d’or dans l’épreuve par équipes, remportée quatre jours plus tôt en compagnie de Kévin Sireau et Mickael Bourgain en finale face à l’équipe britannique, dominatrice aux jeux de Pékin

«Non, je n’ai pas pris cela comme un revanche par rapport aux Jeux», explique Grégory, «l’évènement olympique est bien plus important ! Il s’agissait plutôt de garder notre acquis depuis 2006, de ne pas perdre nos repères avec une nouvelle équipe. Nous nous sommes qualifiés avec Kévin Sireau et Mickael d’Almeida, nous avons gagné en finale avec Kévin et Michael Bourgain. Je comprends ce qu’a pu vivre d’Almedia, il m’était arrivé la même chose en 2004, en pire même. Je pensais en tout cas que nous allions faire quelque chose de bien avec ce troisième homme contre les Anglais. Parfait, nous avons gagné. Du bonheur, mais en ce qui me concerne, n’ayant rien à voir avec les deux premiers titres. Je n’étais pas aussi content. Sans doute car je me plongeais déjà dans le tournoi de vitesse individuelle, concentré sur la suite, sur ces deux jours de compétition à venir».

Si Grégory avait une revanche à prendre, c’était probablement sur sa désillusion des Jeux Olympiques de Pékin : il ne s’était pas qualifié pour la vitesse individuelle, se contentant d’une médaille d’argent par équipes et d’une 7e place en keirin. A Pruszkow, il a su faire parler sa puissance et son expérience. Mais la vie ne fut pas un long fleuve tranquille durant ces deux journées de compétition. Il raconte : «Je savais que je marchais bien avant d’attaquer les qualifications sur 200m. J’avais en tête de battre le record du monde, ou celui de France. Je n’ai pas réussi, mais j’ai signé une belle performance : 9:93, à 3/100e de mon meilleur temps et j’ai terminé en tête des qualifications. Pas mal».

Après un premier tour négocié sans problème, Gregory Baugé tombe en 1/8èmes contre le Malaisien Azizulhasni Awang. «Bizarrement, je n’étais pas perturbé. Je rigolais même. Je me suis un peu endormi sur la piste, je n’ai pas pensé à accélérer, je le regardais, je n’ai pas su lancer le sprint, il m’a battu. Je me suis donc retrouvé en repêchages, et Florian Rousseau m’a sacrément remonté les bretelles !»

«Fier de moi et de tous ceux qui m'ont aidé»

Le tour de repêchages à trois l’oppose à son coéquipier Michael d’Almeida et au Chinois Zhang Lei : «On est deux ! Un français doit passer !» se disent-ils. Gregory s’impose en force. Il monte en puissance en dominant par la suite, en quarts de finale, le vice-champion olympique britannique Jason Kenny. Deux manches à zéro. «Un gros client. De toutes façons, après les repêchages, on tombe toujours sur des costauds, mais je me disais que je devais passer en deux manches si je voulais devenir champion du monde ».

Le lendemain en demi-finales, place au combat franco-français face à Kévin Sireau. «Ca s’est joué à rien, comme toujours. On a donné tout ce qu’on avait, sans compter. Il gagne la 1ère manche, je remporte la deuxième. Dans la « belle » il fait un écart, me touche la roue arrière et tombe. La fatigue ? Je n’ai rien compris, j’ai juste réussi à rester sur la piste ».

Grégory Baugé n’est plus qu’à un match de la médaille d’or, mais il retrouve en finale son tombeur des 1/8èmes, le malaisien Awang. «Arrivé à ce stade, il n’est plus question de physique. Awang, c’est un malin, il ne fallait surtout pas entrer dans son jeu. Nous nous retrouvons dans une 3e manche et je fais parler mon expérience, je lance le sprint à la balustrade aux 200m, je le double dans la foulée et il ne revient pas. J’ai vraiment tout lâché. C’est un magnifique bonheur, je suis fier de moi et de tous ceux qui m’ont aidé à en arriver là : mon entraîneur Florian Rousseau, Gérard Quyntyn, mon père et les gens qui me suivent depuis que j’ai commencé à 9 ans. Toute cette expérience accumulée m’ai aidé pour éviter la chute, pour rester droit sur le vélo».

«A nous d''être sur une autre planète à Londres»

Désormais, après un bon mois de vacances, Grégory Baugé va promener son maillot arc-en-ciel sur toutes les pistes de France et de Navarre, en espérant «y faire honneur» avec comme horizon les Jeux de Londres en 2012. «Je sais que rien n’est jamais acquis. Je ne vais pas me laisser faire. Il faut que j’efface ma déception de l’an dernier, quand je n’avais pas réussi à me qualifier pour la vitesse individuelle aux Jeux. Nous avons beaucoup de coureurs de qualité, nous en voulons à chaque fois, nous nous battons pour être le meilleur». Saine émulation !

A l’INSEP, où il note que «la piste d’entraînement ne nous convient pas, il faut la changer» , le champion du monde attend de pouvoir dialoguer avec la nouvelle DTN du cyclisme, Isabelle Gautheron, «pour lui communiquer mon ressenti sur l’équipe» et note : «Nous devons mettre en place les moyens pour réussir en 2012 tout de suite, pas à l’arraché. Nous avons plein de choses à développer, nous devons travailler sur l’alimentation, la récupération… Les Anglais étaient sur une autre planète à Pékin, à nous d’être sur une autre planète chez eux dans trois ans


Warning: include(/servers/apache/sites/pros/com/franceolympique/cnosf/includes/nav/rightcol/12.php): failed to open stream: No such file or directory in /home/users/croscdos/home/www.franceolympique.com/www/includes/nav/rightcol/143.php on line 2

Warning: include(): Failed opening '/servers/apache/sites/pros/com/franceolympique/cnosf/includes/nav/rightcol/12.php' for inclusion (include_path='.:/opt/remi/php72/root/usr/share/pear:/opt/remi/php72/root/usr/share/php:/usr/share/pear:/usr/share/php') in /home/users/croscdos/home/www.franceolympique.com/www/includes/nav/rightcol/143.php on line 2

 

 

Accéder au contenu du site | Accéder aux principales rubriques du site | Accéder à la recherche | Accéder au début de la page