Comité national olympique et sportif français

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Pascal Gentil vers de nouveau horizons

 

Il a tiré sa révérence sur un 14ème titre de champion de France des poids lourds, le 7 février dernier. Figure emblématique du taekwondo français, double médaillé olympique, Pascal Gentil a décidé à 35 ans de passer à autre chose. Il raconte les derniers mois de sa carrière, et ces Jeux de Pékin qu’il voyait comme une apothéose et qu’il n’a pas pu disputer en raison d’une blessure au pied.

«Après ma médaille de bronze aux Jeux d’Athènes, en 2005 et 2006, je me suis un peu perdu dans le strass et les paillettes», raconte Pascal Gentil. «Il y avait un décalage entre l’image que je renvoyais, mais que je contrôlais, et l’homme que j’ai toujours été, sportif intègre et sérieux». En fait, explique-t-il, «ce monde People, j’ai estimé que c’était mieux de le vivre de l’intérieur que de rester à l’extérieur. Quand on est à l’intérieur, on peut sortir quand on veut
Il ajoute enfin, «les médias sont un moyen dont je me suis servi à partir d’une stratégie destinée à promouvoir mon sport et à essayer de gagner un peu d’argent, vu qu’il n’y en a pas dans le taekwondo».

«Sortir quand on veut», Pascal le fait, une fois pour toutes, et notamment après une défaite en mai 2007 lors des championnats du monde à Pékin, en quarts de finale. «Bêtement, face à un Iranien et en "mort subite". Je ne devais pas avoir la tête à ce que je faisais, puisque je croyais qu’on était dans un 3e round, et pas dans une phase décisive sur le premier coup porté !».

Partant du principe que le moteur de sa carrière sportive a toujours été «la victoire, les challenges, les défis à relever», comprenant également : «Si je veux faire les Jeux, il faut que je sois à 100%», Pascal prend une décision radicale. Il redevient pensionnaire de l’INSEP, reprend une vie quasi-monacale, s’entraîne «comme jamais», mais constate en même temps, «je suis en décalage. C’est Mickael Borot qui est sélectionné pour aller chercher le quota olympique dans notre catégorie, en septembre 2007. Et il le gagne. Il est clairement devant moi à ce moment, mais il reste un an avant les Jeux !».

Une très belle histoire jusqu'à...

Pascal Gentil va prendre le dessus dans le match qui l’oppose à Mickael Borot pour la sélection olympique. Il le domine en fait dans la quasi-totalité des combats qui vont les opposer durant la saison 2007-2008. «Le 7 juillet, je suis officiellement sélectionné pour participer à mes 3e Jeux. J’’irai évidemment pour les gagner, et jusque là, c’est une très belle histoire. '"Mika" part en vacances, et je me retrouve en stage à Vittel. Le 25, à l’entraînement, au cours d’une séance j’avance vers mon sparring-partner en situation passive et je prends un mauvais appui. C’est la blessure. Rupture partielle de la voûte plantaire. Je n’avais jamais éprouvé ce type de douleur ! Mais je ne me démobilise pas. J’y crois encore. Je sais qu’il reste exactement un mois avant la compétition olympique. En fait, ma fédération décide de ne prendre aucun risque et rappelle Mickael Borot : c’est lui qui disputera les Jeux. Je relativise et je me dis “ma fille va bien, mes parents vont bien, tant mieux pour Mika qui a enfin sa chance”».

Pascal ira à Pékin en tant que sparring-partner de Mickael Borot et consultant pour France Télévisions. «Je me suis retrouvé avec toutes les casquettes. Le matin, j’échauffe Mika avant son combat, je monte ensuite en tribune pour commenter, je suis enfin en zone mixte pour lui poser les premières questions !».

Après les Jeux, Pascal Gentil est prêt à poursuivre sa carrière, «jusqu’à ce que je sente le vent tourner en ma défaveur, au niveau de mon équipementier principal. Est-ce dû à mon âge ? Il n’exclut pourtant pas la performance ! Toujours est-il que je me vois obligé de tourner la page, car je ne peux pas rester au haut niveau sans aucun soutien».

La figure emblématique du taekwondo français retrouve donc ses fonctions au sein du Conseil général des Haut de Seine, «pour mettre en place des évènements sportifs à destination des écoles et des collèges. En parallèle, je suis toujours à l’INSEP, nous finissons 3e des championnats d’Europe par équipes en octobre et je gagne tous mes combats, je remporte le tournoi international de Paris en novembre et pour finir, en février, je suis sacré champion de France»... pour la 14e fois, lui apprendra-t-on!

Un virage radical

La dernière compétition du champion ne se passera pas comme il l’avait souhaité : «Je voulais que ces « France » soient pour moi une véritable fête. Le matin de la compétition, j’ai les boules, un nœud à l’estomac, je suis triste. Dès le premier combat, je m’aperçois que tous mes adversaires vont vouloir ma peau. Je me retrouve face à un concurrent hargneux, alors que je voulais juste entrer doucement dans le tournoi. Il me saute à la gorge, et je lui « explose » le coude en me faisant mal au pied ! Quelle journée pourrie ! Quel décalage entre ce que je voulais vivre et la façon dont mes concurrents m’abordaient !». Et l’aventure s’achève comme il se doit : par une victoire en finale face à Mickael Borot.

Et maintenant ? «Tout le monde me dit que je devrais devenir acteur, mais je veux simplement être acteur… de ma vie. Je n’ai plus envie de courir les sponsors comme toujours. Le fait est qu’on n’est jamais venu me chercher, j’ai toujours fait toutes les démarches et je pense avoir apporté image, sponsors et résultats à mon sport. J’arrête aussi et surtout pour vibrer à nouveau sur un challenge excitant, à la hauteur de ma carrière olympique. Je pars travailler en Chine pour un grand groupe français, Véolia, dans le domaine de l’environnement».

Virage radical, entrée dans la vie professionnelle, loin de l’hexagone. «Mais d’une façon ou d’une autre, je chercherai toujours à faire la promotion de mon sport, car on ne quitte pas sa famille. Je pars avec le sentiment du devoir accompli, et sans avoir fait le combat de trop». Bon vent, champion !


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