Comité national olympique et sportif français

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Un point d'étape pour une mobilisation nationale

 


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Mardi 4 novembre 2014 marquait un point d'étape important pour le projet olympique et paralympique français.

A l'appui du rapport commandé en 2011 et présenté en décembre 2012 sur l'échec des candidatures olympiques françaises, ce projet se construit en effet autour d'une démarche structurée, initiée le 26 mai dernier par le lancement de l’étude d’opportunité sur une nouvelle candidature française à l’organisation du plus grand événement planétaire.

Autour de 12 ateliers thématiques, réunis 3 fois chacun de juin à octobre, cette étude a impliqué un panel inédit de 280 personnalités du monde sportif, de la société civile, du monde économique, des médias et des partenaires institutionnels.

Reçus par Denis Masseglia, président du CNOSF, à la Maison du sport français, les participants à ces ateliers ont assisté, ce mardi 4 novembre, à la restitution de leurs travaux...

Répondre aux enjeux d'une France qui doute


Présentée par Bernard Lapasset, président du CFSI, cette restitution a permis d'abord de rappeler l'ordonnancement d'une démarche inscrite dans une feuille de route cohérente.
Cette méthode reflète une volonté partagée par tous les acteurs d'œuvrer dans la concertation et l'efficacité, en vue d'envisager la possibilité de co-construire un projet solide, appuyé sur l'ambition prioritaire de répondre aux enjeux de la France d'aujourd'hui et de demain, à destination notamment de la jeunesse.

Ainsi que l'a rappelé Bernard Lapasset, le constat effectué par le Conseil économique et social en 2012 sur l'état de la France est celui d'un pays dans le doute, souffrant de « la dégradation des rapports humains », d'une « activité économique en stagnation » et du chômage, « un fléau qui accroit l'angoisse collective ». Pour faire face à ces enjeux, la France a besoin de projets porteurs économiquement et socialement, rassembleurs, permettant de mobiliser durablement et d'apporter dynamisme et optimisme. Et pour cela la France ne manque ni d'idées, ni d'atouts : entreprises leaders et innovantes, jeunesse prête à s'enthousiasmer, talents multiples et reconnus à l'international, champions exceptionnels...

Mobilisé dès les premières réflexions autour du projet olympique, le mouvement sportif, justement porté par ces champions, à l'instar de Tony Estanguet, présent sur scène aux côtés de son homologue au CIO, Guy Drut, est fermement convaincu de l'intérêt d'une candidature à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques pour mettre en lumière ces atouts et construire la France de demain autour de perspectives nouvelles.

Cette #ambitionolympique se veut en effet innovante, à même de redonner des perspectives au pays autour d'un projet rassembleur, utile et responsable.

Un projet rassembleur : porter une ambition, susciter l'enthousiasme et rassembler, tels sont les maîtres mots de cette première dimension d'un projet olympique français.
Un projet utile : développer la pratique pour tous, valoriser les territoires et l’économie, rayonner et attirer font partie des principaux effets escomptés d'un tel projet.
Un projet responsable : avec l'ambition de maîtriser le dossier, d'impacter durablement et de s’ouvrir sur le monde.

250 propositions pour enrichir un projet olympique français


Pour répondre à ces ambitions, le CFSI a retenu 250 propositions parmi le millier de suggestions formulées en atelier. Certaines seront intégrées à l'étude d'opportunité qui sera remise en janvier à l’État et aux collectivités locales concernées. D'ores et déjà, un certain nombre d’entre elles ont été dévoilées ce 4 novembre...

• Ainsi, concernant la jeunesse, Audrey Delacroix, Commissaire pour la langue française dans les Jeux Olympiques qui rapportait les travaux de l’atelier dédié, a relayé trois propositions : un concours olympique à destination des lycées, grandes écoles et universités, la mobilisation des juniors entreprises autour du projet olympique et l’organisation d’un challenge appuyé sur le concept d’un « job de rêve ».

• En matière d'accompagnement des sportifs de haut-niveau, Jean-Philippe Gatien, vice-champion olympique de tennis de table, a évoqué des pistes d’optimisation de performance, d’amélioration de l'environnement et de suivi socio-professionnel des athlètes.
Parmi celles-ci : la création d’une académie de l'excellence sportive, espace de partage d’expérience, de valorisation des cadres, et de transmission d’expertise et d'un label pour les structures de formation qui accueillent les athlètes (universités, grandes écoles...).

• Toujours autour de la formation, Jean-Christophe Crespel (La Guilde) a relayé la proposition de création d'une école olympique pour personnes sorties du système scolaire sans qualification en vue de les accompagner dans leur réinsertion.

• Pour Frédéric Gilli, Directeur délégué de la Chaire Ville à Sciences Po. qui s’exprimait sur le développement territorial, une candidature permettrait par ailleurs de sécuriser les investissements prévus pour le Grand Paris. Au-delà de Paris intra-muros, une des propositions consiste à désigner chaque année une "capitale olympique" via un concours ouvert à toutes les villes de France autour de projets d'animations associés à l’Olympisme.

Autre suggestion qui permettrait de rassembler les territoires autour du projet olympique et surtout d’améliorer l’expérience du public, celle portée par Simon Baldeyrou (DG de Deezer France) d’un Olympic Tour à travers la France afin de créer du lien entre les sportifs et le public. cette proposition qui impliquerait les athlètes de l'équipe de France olympique pourrait d’ailleurs être déconnectée de toute candidature.

• L’un des enjeux d’une candidature est, de fait, de faire des JO un outil de santé publique en développant la pratique pour tous. L’atelier dédié au sport pour tous a ainsi, par la voix de Stéphane Diagana, champion du monde du 400m haies en 1997, formulé la proposition d’un accompagnement des Français en vue de changer les comportements par le sport afin de faire pratiquer dans la durée et de tirer les bénéfices du sport pour la santé. « My Olympic Challenge » permettrait un suivi personnalisé et, pour les personnes souffrantes, ciblé selon les pathologies.

• De leur côté, Emmanuelle Assmann et Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme, ont développé l’idée d’une mise en situation de handicap de personnes valides autour d’un programme intitulé « Tous handi ». Ainsi que l'a expliqué la présidente du Comité Paralympique Français, le sport est, de fait, un excellent vecteur pour changer le regard sur le handicap.

• Par ailleurs, Catherine Chabaud, l'a exprimé, « les Jeux Olympiques doivent être l'occasion d'adopter le concept d'économie circulaire ».

• Enfin, Denis Masseglia a évoqué l'idée d'un financement innovant pour une candidature, associant financement privé et participation du public. « Le sport est rassembleur, des licenciés, 16 millions, aux supporters, la communauté du sport français constitue en soi un formidable atout pour permettre de se lancer dans une candidature olympique.

Ils ont dit...


Guy Drut : « L'Olympisme, c'est aussi des frissons et des larmes. L'enthousiasme est intact et toute mon expérience sera au service d'un projet olympique français. » - « Les Jeux Olympiques, c'est 28 Coupes du monde de football organisées en 15 jours au même endroit. »

Tony Estanguet : « Il ne faut pas hésiter à faire preuve de sobriété dans notre projet. On a peu d'équipements sportifs à construire. A nous d'être malins pour voir comment paramétrer l'existant. »

Denis Masseglia : « Passer d'une Nation de sportifs à une Nation sportive, tel est l'une des finalités d'une candidature olympique. » - « Le show télévisé autour d'un financement participatif si nous sommes candidats vaudra tous les sondages ».

Bernard Lapasset : « Le marché des événements sportifs mondiaux est de 145 milliards de dollars. La France doit avoir une part du gâteau. » - « Londres prévoyait 11Md£ de retombées économique 4 ans après JO. Ils sont déjà à 14,2 milliards de livres » - « La première vertu d'un projet olympique et paralympique, est de porter une ambition pour la France et de rassembler les Français. Les JO seront forcément à l'échelle du Grand Paris. Plusieurs sites sportifs au-delà de Paris intra-muros sont incontournables. » - « Pas d'incompatibilité entre candidatures Expo 2025 et JO 2024. L'agenda, les décideurs... ne sont pas les mêmes. »


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