Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

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Olivier Lenglet, le spécialiste

 

Olivier Lenglet, champion olympique d’épée par équipes à Séoul en 1988, douze années passées au plus haut niveau de l’escrime mondiale, est aujourd’hui directeur général des championnats du monde de son sport d’origine, qui auront lieu au Grand Palais à Paris en novembre 2010. Depuis plus de 15 ans, il s’est notamment spécialisé dans l’organisation de grands évènements et a participé aux comités de candidature pour les Jeux Olympiques à Paris 2008 et 2012. Il raconte son parcours.

L’escrime ou le hautbois ?

Je suis né le 20 février 1960 à Saint-Quentin dans l’Aisne. J’ai démarré l’escrime à quatre ans. Ma famille a déménagé à Nîmes et c’est à ce moment, à huit ans, que je me suis mis au hautbois. La musique a pris le pas sur l’activité sportive et à 10 ans, j’ai totalement arrêté de pratiquer l’escrime. Je n’ai pas forcément de bons souvenirs de cette période musicale, si ce n’est que j’avais beaucoup de plaisir à jouer de cet instrument. Mais au conservatoire, j’avais l’impression de me retrouver au tribunal à chaque examen de solfège ! Je me souviens aussi avoir interprété la 5e symphonie de Beethoven avec l’école d’orchestre de Nîmes. J’ai aujourd’hui un certain regret de ne plus jouer d’instrument !
A l’adolescence, j’avais 16 ans, j’ai retrouvé un ami à Nîmes qui pratiquait toujours l’escrime. L’ambiance m’attirait et il y avait un entraîneur, Maitre Pavelic, qui nous aurait emmenés au bout du monde. Tout a été très vite. J’ai repris, laissé tomber le hautbois, et j’ai choisi mon arme : l’épée.

Premiers succès sportifs
Je suis en 1ère, et le jour de mes 17 ans, je remporte un des plus grands tournois internationaux junior, celui de Tauberbischofsheim, dans la mecque de l’escrime allemande. Après mon bac, j’intègre l’INSEP, dans la toute première section sport-études, en 1978. Adieu Nîmes, bonjour Paris ! Ca n’est pas évident au départ, mais je trouve vite des amis. Une fois là, je me dis « maintenant, tu l’as voulu et tu vas jusqu’au bout ! ». Le rêve olympique est déjà présent, avec des gars comme Philippe Riboud et Philippe Boisse, qui me le font partager.

12 années en équipe de France

De 20 à 32 ans, je suis en équipe de France d’épée. Je dispute tous les grands championnats et trois Jeux Olympiques. Nous sommes champions du monde par équipes en 1982 et 1983 avec Riboud, Boisse, Michel Salesse, Jean-Michel Henry. Erick Srecki, fera aussi partie des aventures suivantes. Je dispute mes premiers Jeux à Los Angeles en 1984, après avoir remporté la coupe du monde d’épée en individuel cette année là. Avant de partir en Californie, j’ai eu un sale virus, une leptospirose après une excursion nocturne dans les catacombes avec des amis ! Je suis rétabli à temps, mais ne termine que 11e de la compétition olympique. Par équipes, nous sommes battus par les Allemands en finale. En 1986, je suis médaillé de bronze aux championnats du monde de Sofia, où Philippe Riboud remporte le titre.

Aux Jeux de Séoul en 1988, nous devenons champions olympiques. Nous prenons notre revanche sur les Allemands en finale. Ce succès est d’autant plus beau, que tout le monde est présent (à l’inverse de 1984, affecté par le boycott), dont l’URSS que nous éliminons en demi-finale. On fête notre médaille d’or comme il faut ! Après ce sommet, je remporte encore la Coupe du Monde individuelle en 1990, mais aux mondiaux, je reste souvent bloqué en quart en quarts de finale. Je fais encore une bonne saison en 1992. Malheureusement, je finis sur une déception aux Jeux de Barcelone. Nous finissons 4e par équipes. Je ne suis plus « flambant neuf ». J’arrête comme je l’avais décidé.

Approche de l’organisation d’évènements sportifs
Parallèlement j’ai passé mon CAPES de professeur de sport et suivi en 1986 le DESS du centre d’économie et de droit du sport de Limoges, qui m’ouvre les yeux sur le domaine des possibles dans le monde du sport. Je suis aussi retourné vivre à Nîmes. En 1988, je reçois une proposition de la mairie nîmoise pour travailler à mi-temps comme directeur du stade des Costières. Je prends ainsi progressivement contact avec le terrain et je me retrouve impliqué dans la préparation des Jeux Méditerranéens 1993 en Languedoc-Roussillon, une région très dynamique. Après les Jeux de Barcelone, je participe au développement d’une structure d’ingénierie sportive pour proposer du conseil auprès des collectivités territoriales. Nous travaillons à la production de la cérémonie d’ouverture des Jeux Méditerranéens au Cap d’Agde. Une grosse pression, déjà. Un beau résultat. Et toujours, pour moi, ce besoin de s’investir pour arriver à quelque chose de concret et de pouvoir l’évaluer à la fin. Ce principe continue encore à guider mes choix professionnels.

L’expérience s’accumule

J’ai fini par m’ennuyer à Nîmes. Paris me manquait. J’y retourne en 1994 et j’accepte le poste de conseiller à la jeunesse et aux sports au cabinet du maire de Paris, où je succède à Jean-François Lamour qui rejoint Jacques Chirac à l’Elysée. Ce sont peut-être mes plus belles années. J’accumule de l’expérience avec la ville, les institutions, les différentes directions de la capitale. J’éprouve un réel plaisir à travailler avec le personnel de la capitale. Je collabore à des dossiers passionnants comme les Journées Mondiales de la Jeunesse en 1997 et la Coupe du Monde de football. De nouvelles aventures se profilent.

Paris 2008
En 1999, c’est le lancement de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques 2008 où j’occupe les fonctions de directeur des sports du comité. Déjà, nous avons l’idée de faire disputer les épreuves d’escrime au Grand Palais, mais il est fermé pour cause de restauration à cette époque. En octobre 2000, ma famille s’agrandit avec la naissance de mon fils, Léo. En mars 2001, nous faisons rouvrir le Grand Palais pour la visite de la commission d’évaluation du CIO. Nous allons à Moscou pour la désignation de la ville hôte des Jeux 2008 avec Zinedine Zidane. Nous faisons preuve d’un peu de naïveté. Pékin remporte une écrasante victoire. Nous revenons déçus bien sûr, mais plus du fait du petit nombre de voix obtenues par Paris que par la défaite elle-même.

Un petit tour par Lausanne


En Irak, en 2003...

Ma carrière prend une nouvelle orientation. J’ai l’opportunité de rejoindre le CIO à Lausanne pour travailler au sein du département des sports auprès d’une personne que j’ai particulièrement apprécié pendant mon séjour helvète, Gilbert Felli, le directeur des Jeux Olympiques. Une superbe expérience. Je découvre le fonctionnement du mouvement olympique par l’intérieur, je pars en mission en Irak en 2003, je voyage à travers le monde pour suivre les réunions majeures du mouvement olympique, je participe au processus de dimensionnement des J.O. (pas plus de 10.500 athlètes, pas plus de 300 épreuves etc…), à la commission des programmes, au choix des critères, je suis en contact avec l’ensemble de fédérations internationales olympiques et reconnues, etc… A Prague en 2003, la session du CIO désigne Vancouver comme organisateur des Jeux d’hiver 2010. J’y rencontre l’équipe de Paris 2012 et je décide de rentrer en France et de la rejoindre…

Paris 2012
Au sein du comité de candidature Paris 2012, je suis responsable des relations avec le monde sportif. Je partage un bureau avec Thierry Rey. Il s’agit d’assurer la mobilisation de l’ensemble du mouvement sportif français, de toutes les forces vives. Nous y croyons. Deux années en compagnie d’une belle équipe, constituée de personnes que j’ai toujours du plaisir à revoir aujourd’hui. Au Jeux d’Athènes en 2004, nous mobilisons les athlètes et les fédérations, nous faisons passer des messages… nous avons toutes les raisons de penser que cela va marcher ! Et puis le 5 juillet 2005 à Singapour….pour quelques voix…..
Pendant le vol de retour, nous apprenons le dramatique attentat qui s’est produit à Londres. Cela remet les choses en place ! Mais cela n’empêche pas un terrible sentiment de vide…

Des Mondiaux d’escrime en 2010 au Grand Palais !

Après l’échec de Singapour, je mène une mission auprès de l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire) pour l’organisation des championnats du monde scolaires, et je me retrouve très vite impliqué dans la candidature de Paris à l’organisation des Championnats du monde d’escrime 2010. L’idée d’organiser la compétition au Grand Palais revient très vite. Je propose mes services à Frederic Pietruszka, Président de la FFE et j'accepte le poste de Directeur Général de ces Mondiaux qui accueilleront également l'escrime handisport.

Le travail consiste tout d’abord à analyser le cahier des charges de la FIE et de préparer notre dossier de candidature. Nous sommes désignés en novembre 2007. Il faut profiter de ce lieu prestigieux pour créer des animations spécifiques. L’objectif ultime est de tirer l’escrime vers le haut et de fidéliser nos partenaires. Les choses commencent à s’accélérer pour cet évènement programmé du 6 au 13 novembre 2010. Le comité d’organisation est maintenant en place. Il faut penser à configurer l’espace magnifique dont nous allons disposer, d’autant que nous couplons la compétition avec les championnats du monde handisport.

Le challenge est de faire au moins aussi bien que Turin en 2006, où les Mondiaux avaient été une belle réussite. Il y a énormément de choses à faire, toute une dimension culturelle à intégrer en profitant de l’expérience du Grand Palais et de tous les types de manifestations qu’il organise, dans de nombreuses configurations. Nous essayons également d’activer des sites comme le Palais de la découverte, nous avons des projets avec l’éducation nationale, nous essayons de développer des programmes pour les licenciés.
Nous sommes aujourd’hui installés à la maison du sport français, le siège du CNOSF. Notre maison mère. Placés symboliquement, entre les deux fédérations partenaires de l’évènement : celle d’escrime et la fédération handisport.

La passion, toujours
Amitié et passion ont souvent et continuent de guider mes actions. La vie et le sport en particulier sont générateurs de rencontres humaines incroyables, de véritables sources d’enrichissement.
Si j’avais un message à communiquer aux athlètes en herbe, ce serait de rester curieux, de toujours continuer à développer leur sens de la curiosité. Sans oublier de garder la flamme, la passion. Le jour où elle s’arrête, il y en a bien d’autres qui ne demandent qu’à être vécues !


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