Comité national olympique et sportif français

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Olivier Girault : «Je découvre un nouveau métier»

 

Quelques jours seulement se sont écoulés pour Olivier Girault, entre le moment où il a quitté ses habits de capitaine de l’équipe de France de handball sacrée championne olympique le 24 août dernier à Pékin, et celui où il a enfilé ceux d’entraîneur du club « Paris Handball » qui évolue en première division du championnat de France. Le joueur avait décidé de prendre sa retraite sportive dans la foulée de la campagne olympique 2008. La seule question était : quand ? La réponse fut : sur un triomphe historique…. Entretien.

Une longue carrière internationale démarrée en 1997, 235 sélections, 539 buts, un palmarès extraordinaire : champion du monde (2001), champion d’Europe (2006), champion olympique (2008) multi médaillé continental et planétaire durant cette période. Olivier Girault a tout gagné en compagnie de quelques autres joueurs de sa génération. Que lui reste-t-il de son plus beau triomphe, ce graal olympique après lequel tout le hand français courait depuis si longtemps ? «Je ne peux pas garder une seule image» explique-t-il dans le bureau qu’il partage aujourd’hui avec Jean-Claude Perrin, préparateur physique, dans les entrailles du stade Pierre de Coubertin. «Il y a tellement de choses qui reviennent, quand on finit fort comme nous l’avons fait ! On a du mal à se souvenir de tout, et tous les jours, il y a quelque chose qui remonte à la surface…». Un souvenir ou une émotion particulière.

La particularité des handballeurs aux Jeux, c’est qu’à l’inverse de la plupart des autres membres de l’équipe de France olympique, leur «actualité» s’étale (si tout se passe bien) sur toute la durée de la quinzaine, quasiment du premier au dernier jour. Ainsi, les aventures des Bleus ont rythmé la vie de tous les sportifs tricolores regroupés au Village.


Au réfectoire du Village olympique...

«Nous étions le seul sport collectif représenté. Notre compétition durait du début à la fin. Nous étions toujours dans l’activité, toujours à l’affiche». Agissant en quelque sorte en catalyseurs, en exemples. « Cela devait être déstabilisant pour les autres sportifs de voir ce groupe vivant ensemble, qui se refermait sur lui-même les jours de match, et qui était détendu et accessible le lendemain. Nous étions méconnaissables ! La magie de ce village pékinois, où nous étions tous regroupés dans le même bâtiment, a crée une ambiance particulière. Tout le monde se côtoyait. On avait pour une fois le sentiment de ne pas être seuls, mais partie prenante d’une véritable équipe de France olympique. Ce fonctionnement est idéal pour les Français ! Nous vivions dans l’humilité mais nous n’hésitions pas à prodiguer des conseils. A Pékin, nous avons appris à beaucoup, et nous avons aussi beaucoup appris des autres».

Une retraite sportive programmée

La route était tracée pour Olivier Girault. Il prendrait les rênes du Paris Handball à l’issue de la campagne olympique. La seule question concernait le jour de son dernier match en bleu, c'est à dire la fin de sa carrière sportive. «Lorsque nous avons entamé le Tournoi de qualification olympique en juin à Bercy, j’avais la pression tous les jours, même si je n’en parlais pas à mes coéquipiers. Je me disais "pourvu que ce ne soit pas mon dernier match ! Le minimum, c’est d’aller aux Jeux !" Arrivés à Pékin, nous pensions d’abord à nous faire une place dans le dernier carré. Dépasser ce cap sur lequel nous avions buté en 2000 et 2004. Une fois cet objectif atteint, il ne nous restait plus que deux matches à jouer. Avant la ½ finale contre la Croatie, j’ai dit à Didier Dinart : "ce sera plus facile de jouer la finale que de se retrouver dans le match pour les places 3 et 4. La pression pour éviter la médaille en chocolat est terrible, alors qu’une finale, ça se gagne !" On y arrive libéré, puisque le podium est assuré».

Si Olivier rêve de revoir des matches du tournoi olympique, ce sont assurément ceux qui ont opposé les Bleus à la Russie (en quarts de finale) puis à la Croatie (en demi-finales).
«Quelle tension sur ces rencontres ! Et ce match énorme contre les Croates champions olympiques en titre… nous savions que celui qui s’imposerait avait 70% de chances de gagner la finale ensuite».

Il reverra aussi avec plaisir ce formidable "kop" bleu qui accompagna les exploits de son équipe. Ces tribunes remplies de supporters… pour la plupart sélectionnés olympiques accourus depuis le Village ! «Lors de la finale, en rentrant sur le parquet du National Indoor Stadium, nous avons vu tout ce bleu dans les gradins. Nous pensions qu’il s’agissait de supporters islandais… en sachant à quel point ils arrivent traditionnellement à se mobiliser. Et bien non, ils étaient là pour nous ! Fantastique ! Et puis, quand on tient un match, on peut prendre le temps de lever la tête vers les tribunes et on se régale…»

«Je découvre un nouveau métier»


A L'Elysée, le 26 août...

Une fois rentré à Paris, où la fête a duré 24h supplémentaires, avec passage par la sale des fêtes du Palais de l’Elysée, Olivier Girault est entré dans ses nouvelles fonctions. «Ca s’est fait de la manière la plus naturelle possible, la fatigue accumulée était considérable, mais quand on finit sur l’or, on oublie tout et on sait que tous ces sacrifices en valaient la peine !
Pendant mon absence, Maxime Spincer s’est occupé de l’équipe première, tandis que j’ai fait en sorte de prendre mes fonctions le plus rapidement possible. Je m’y préparais depuis le mois de mai. Nous avions tout élaboré pour construire une équipe à l’image de ce que nous souhaitions. Nous l’avons beaucoup rajeunie, intégré des joueurs issus du centre de formation. Nous voulons leur donner du temps de jeu pour qu’ils apprennent et s’aguerrissent.

Dans les prochaines années, nous penserons sûrement à engager des grands joueurs internationaux : nos jeunes seront alors prêts à jouer à leurs cotés. De fait, le début de notre saison a été un peu particulier. On s’attendait à un démarrage difficile. Mais il y a déjà des satisfactions. Les jeunes progressent très vite. Et c’est par manque de maturité que nous n’avons perdu que d’un but nos matches de championnat. Nous devons continuer dans la progression, jamais dans la régression. Pour ma part, j’apprends tous les jours en étant parti de zéro. Je découvre un nouveau métier mais moi aussi, je progresse vite et j’essaye de le faire avec eux !»


Avec Didier Dinart, le 24 août à Pékin...

Olivier Girault a aussi observé avec attention le changement de président à la tête de sa fédération, Joël Delplanque succédant à André Amiel, et note : «André, on le connaissait tous, c'est un véritable amoureux du sport. Joël Delplanque récupère une équipe qui a tout gagné, une fédération éminemment respectée. J'espère que durant son mandat, il saura s'entourer des compétences necéssaires pour développer encore notre sport ». Développer le handball, capitaliser sur les succès planétaires des Bleus, emballer la machine médiatique. « Décoller! Cela repose bien sûr sur notre fédération, sur les ligues, les clubs. Tous au boulot! Nous en parlons souvent. Le premier problème concerne les infrastructures. Le boom de 10% de licences supplémentaires que nous avons connu pourait s'avérer sans suite par manque de place. Pas assez de salles, d'installtions pour pratiquer le hand, mais ça n'est pas entre nos mains. Ce sont aux collectivités territoriales de nous délivrer les espaces nécessaires».


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