Comité national olympique et sportif français

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Pierre Vaultier : rendez-vous à Sotchi

 



Le 14 mars 2012 à Valmalenco, en Italie, Pierre Vaultier remportait la Coupe du monde de snowboardcross pour la troisième fois après 2008 et 2010. Un jour de gloire terni cependant, puisqu’il s’y fracturait l'astragale et la malléole de la cheville droite. « Je ne devais plus refaire de sport, ni même marcher normalement », se souvient-il, « je devais boiter toute ma vie. Tableau noir, catastrophe. C’était un moment difficile ».

« Il reste encore beaucoup de travail »

L’après-saison est donc largement consacrée aux soins. Le corps et le mental du champion y sont-ils pour quelque chose ? Toujours est-il que, « avec le temps, IRM après IRM, l’évolution a été incroyable. Le médecin était ravi de son travail et quand il l’est, je le suis évidemment aussi ».

Une première étape est franchie en juillet 2012 avec l’abandon des béquilles. Pierre Vaultier est toutefois loin d’une reprise du ski, et moins encore de la compétition. « J’ai été un peu stationnaire l’été dernier après avoir lâché les béquilles », évoque-t-il. « Cela a encore pris du temps, mais on avait quand même déjà fait un sacré bout de chemin ».

Dès lors, Pierre Vaultier rechausse, sans toutefois se mettre une pression démesurée. « C’était une reprise progressive, en douceur avec d’abord la préoccupation du contact neige. Je n’ai vraiment repris la compétition qu’à partir de janvier, pour les championnats du monde. Je n’avais raté que deux coupes du monde en décembre ainsi qu’une team race qui ne comptait pas pour les points ».

Les championnats du monde ont donc été tout à la fois le premier et le principal rendez-vous de l’année pour Pierre Vaultier. « Je voulais être prêt à ce moment-là. C’était à Stoneham au Canada. J’y avais été à quatre reprise et avait remporté à chaque fois la coupe du monde. C’était réglé comme du papier à musique. Je voulais y aller pour gagner les Mondiaux ». Las, pour sa reprise, Pierre échoue au pied de la boite. Quatrième derrière l’Australien Alex Pullin, déjà sacré deux ans auparavant, l’Autrichien Markus Schairer, champion du monde 2009, et le Norvégien Stian Sivertzen.

« Il reste encore beaucoup de travail pour arriver là où je veux », explique Pierre qui, au sortir du championnat était néanmoins satisfait d’être aussi compétitif. S’estimant à mi-chemin d’une réhabilitation complète, le snowboarder des Hautes-Alpes regrettait alors un déficit de confiance sur sa cheville. Obligé de compenser, il constatait notamment un touché de neige encore bien différent de l’année précédente.

Le 21 mars prochain, à Sierra Nevada, en Espagne, se tiendra la finale de la coupe du monde de snowboard cross. Mais son esprit est déjà tourné vers un double objectif : la coupe du monde 2013/2014 et surtout les Jeux Olympiques de Sotchi 2014.

« Selon les parcours, on peut voir des snowboarders briller ou se planter complètement »

« En snowboardcross, les podiums tournent pas mal », explique-t-il. « Certes, il y a des années où j’ai pu être sur le haut du podium tout le temps, mais derrière ça tourne. Sur la saison 2011 par exemple, je ne gagne qu’une Coupe du monde fois et sur les autres, il y a des vainqueurs différents à chaque fois. Après, le classement final est une question de régularité. Cela joue trop serré pour qu’il y ait de véritable favori. C’est une histoire de 60 points sur plus de 3000… ».

De fait, « selon les parcours, on peut voir des snowboarders briller ou se planter complètement ». La différence se joue notamment sur des particularités mécaniques, physiques. « Il faut avoir de grosses qualités de glisse en général, du feeling sur la neige et ne pas être trop dur en appui. Je suis passionné par la mécanique des fluides. C’est une approche intéressante. Tu te rends compte que chaque mouvement, s’il est bien réalisé peut te donner de petits avantages. J’ai par ailleurs une grande amplitude de mouvement, supérieure à celle de mes adversaires en général, et qui peut me faire gagner quelques centimètres. Cela me donne un avantage en termes de mobilité, mais en termes de glisse, je suis tout même un peu limite ».

Si les trajectoires sont question de planification, il y a également un « gros coefficient stratégique » : se servir des autres, être patient à un moment, dépasser après, profiter de l’aspiration… « Ce n’est pas foncer dans le tas et s’imposer au forceps. Cela n’empêche pas qu’il faut être solide, ne pas être intimidé si quelque se met sur la ligne... La confrontation directe apporte tellement d’éléments que c’est tout un jeu de compromis qui doit se faire, ce qu’il n’y a pas en sport individuel. Tu cours contre le chrono, avec le parcours, certes, mais tu as les autres à côté. Le mec qui est en descente, il bourre du début à la fin ».

« Ce qu’il me manque c’est une médaille olympique. Sinon, je ne pars pas »

Son principal écueil est cependant, jusqu’à présent, la gestion des courses d’un jour. « Ce n’est pas un problème de motivation, mais en général de gestion du stress. Les courses d’un jour me contractent. Je n’arrive pas à m’exprimer comme je pourrais le faire en Coupe du monde. J’y travaille, mais cela n’a pas encore vraiment porté ses fruits. Il y a d’abord une approche personnelle mais je suis aussi aidé par un préparateur mental, en complément de la psy de la fédération ».

En 2011, malade, Pierre chute en demi-finale des championnats du monde alors qu’il était en tête et ne peut s’exprimer pleinement en petite finale (« Je n’avais aucune énergie, je rampais pour aller au départ »)... Déjà présent aux Jeux Olympiques de Turin 2006, Pierre entre dans une autre dimension à Vancouver en 2010. « Gagner aux Jeux n’est pas, sportivement parlant, plus compliqué que de gagner sur une Coupe du monde. Mais à Vancouver, j’atteins un autre palier de stress. Ça me prend tout mon moi. Je suis tétanisé, je n’arrive pas à bouger sur ma planche, je fais des gestes que je n’ai pas l’habitude de faire » se souvient-il. « Cela a été un peu mieux sur les Mondiaux suivants. Dans la chronologie, on peut dire que j’ai progressé, mais, il faut bien dire que c’est une compétition moins médiatisée avec moins de pression ».

Sixième du test-event de Sotchi en février dernier après une chute en finale, « Pierrot » semble apprécier le parcours olympique. Reste désormais à concrétiser le jour J… « Remporter le globe, il faut le faire pour le sport. Sportivement, un globe apporte beaucoup plus qu’un podium aux Jeux, mais la différence avec une médaille olympique c’est clairement les médias et l’argent. Sportivement, je suis satisfait, j’ai gagné beaucoup de courses, des globes. Maintenant ce qu’il me manque c’est une médaille olympique…. Sinon, je ne pars pas. Je reste jusqu’au bout ! »


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