Comité national olympique et sportif français

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Didier Gailhaguet : « Envisager la réussite de l'ensemble de nos disciplines »

 


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La politique fédérale, Annecy et l'anneau olympique


Didier Gailhaguet

Le 26 juin dernier, Didier Gailhaguet a été élu président de la Fédération Française des Sports de Glace avec 88% des voix.

Élu, ou plutôt reconduit… Didier Gailhaguet, qui avait déjà occupé ce poste une première fois entre 1998 et 2004, a en effet repris en main les destinées de la fédération en décembre 2007.

Il nous présente les principales orientations fédérales pour ce nouveau mandat.

Quelle est votre vision globale pour ce mandat, les axes prioritaires que vous comptez développer au niveau de la fédération ?

La fédération a connu des moments difficiles. Des erreurs ont été commises et, depuis deux ans que j’ai été nommé à sa présidence, il nous a fallu beaucoup travailler pour la remettre à flots.


Didier Bompard et Brian Joubert

Économiquement, la fédération est désormais rétablie et, malgré la crise internationale, nos partenaires nous suivent. Pour le patinage, Eric Bompard va prochainement conforter son partenariat pour plusieurs années. Il s’agit d’une vraie identité pour le groupe, comme auparavant avec Lalique. Un nouveau partenaire nous a rejoints, Pronuptia, qui s’est retrouvé dans la notion de couple propre au patinage artistique. Nous avons beaucoup de pistes, de demandes. La société de marketing Sports TG, de Stéphane Courbit et Christian Bîmes, avec laquelle nous avons contracté nous offre des perspectives intéressantes.

Sportivement, nous avons bien travaillé, même si nous n’avons pas obtenu les résultats espérés aux Jeux Olympiques de Vancouver. Maintenant, on va se tourner vers cette nouvelle Olympiade avec une volonté de consolidation. Une nouvelle politique sportive se met en place. Cette politique est impulsée par notre DTN, Charles Dumont, un homme remarquable et ami de longue date que j’espère conserver pour les quatre ans.
Elle porte sur le haut-niveau bien sûr, mais aussi sur le développement de la pratique auprès du plus grand nombre. Nous étions 20000 licenciés et nous sommes maintenant 22000, notre volonté est de renforcer cette tendance. Nous avons ainsi créé une licence particulière, appelée Ice-pass, à 5 euros, qui permet de découvrir le monde de la glisse. 9000 ont été délivrées en une année.

Concernant les compétitions, le patinage artistique et la danse sur glace restent des piliers très forts de l’action fédérale, en particulier pour le haut niveau. Parallèlement, le patinage de vitesse, par un travail matérialisé par de bons résultats aux JO mais mené de longue date, donne toutes les raisons d’espérer. La relève y est malheureusement peu nombreuse, du fait d'un déficit du nombre des clubs, mais aussi du manque d'infrastructures : nous n’avons pas d’anneau grande piste en France ; ni à Grenoble, ni à Albertville où l’anneau n’a vécu que 15 jours. Aujourd’hui, nous sommes obligés de déraciner nos jeunes athlètes pour qu’ils s’entraînent aux Pays-Bas ou aux États-Unis…

Cet anneau olympique pourrait trouver dans la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux Olympiques 2018, un précieux atout…


L'anneau olympique des JO de Vancouver 2010

Il y a en effet Annecy 2018, une candidature que nous soutenons haut et fort. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour apporter au plan international les preuves de qualité de ce dossier tout à fait exceptionnel. Et si, par malheur, cette candidature n'était pas couronnée de succès, nous continuerions à nous engager pour la suivante, car c’est comme ça que l’on réussit. Il faut voir dans la durée.

Personnellement je crois à une chance. Annecy a accéléré la conjugaison des personnalités autour d’Edgar Grospiron, avec Jean-Luc Rigaut, son maire, Bernard Monteil, le président du Conseil général de Savoie, avec aussi le soutien appuyé de l’Etat et de la présidence de la République. Les membres français du Comité International Olympique apportent également leur soutien déterminé, et le CNOSF tout autant. Je me dis que si nous montrons bien cette unité, il y a une vraie chance de l’emporter. Ce n’est pas souvent ceux qui démarrent très tôt qui sont là en fin de course, donc il faut y aller. Avec nos amis du ski et du hockey-sur-glace, les sports de glace sont complètement investis et associés à la dynamique Annecy 2018. La présence de Gwendal Peizerat au sein du comité de candidature est très importante, de même que celle de l’ancien DTN et patineur Robert Dureville.

C’est dans le cadre de ce soutien à Annecy 2018 que j’ai invité Jean-Luc Rigaut, à rencontrer à Barcelone certains présidents de Fédérations internationales, dont, pour le patinage, Ottavio Cinquanta. A cette occasion, il a pu assurer au président Cinquanta que l’anneau olympique aurait une vraie réalité, et que sa matérialisation ne serait pas liée aux votes du CIO, mais à une volonté politique de développer une discipline de faire de cet anneau un « must » qui ne finirait pas au lendemain des Jeux Olympiques. Cette volonté est d’ailleurs relayée par le président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer. Cela a beaucoup séduit la Fédération Internationale de patinage (ISU). Des rapports se sont établis avec le nouveau vice-président chargé du patinage de vitesse, Jan Dijkema et, d’ores et déjà, une réflexion est entreprise quand à la conception de cet anneau.

Bien sûr, il faut adopter une vision internationale. Pour rendre pérenne un anneau, il faut le faire "tourner". Et pourquoi pas, arriver à en faire un carrefour mondial du patinage de vitesse avec de l’entraînement, de l’encadrement, la participation de pays limitrophes, un soutien de la fédération, de l’ISU, et, derrière ça, l’accueil des événements de très haut niveau de manière fréquente.

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Bilan sportif et perspectives

Quel bilan sportif tirez-vous de la saison écoulée ?


Stéphanie Bouvier à Vancouver

La saison s’est globalement bien déroulée et le bilan est plein d’espoirs. Aux championnats du monde et aux championnats d’Europe, nous avons fait la bagatelle de 11 médailles, ce qui est un vrai succès. Nous avons percé dans des disciplines comme le short-track où nous n’avons pas l’habitude d’être performants.

Malheureusement, nos Jeux ont été un peu ratés. Plus en termes de médailles que de performances d’ailleurs. Nous étions venus pour deux médailles, notre record étant à trois, et nous revenons bredouilles, pour différentes raisons. Pour Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder cela a été compliqué, avec un bébé pour Isabelle en amont de l’événement. Brian est passé à côté de ses Jeux. Il s’est rattrapé 15 jours après, à Turin, où il finit 3ème des championnats d’Europe, apportant la preuve qu’il est toujours compétitif.

Néanmoins, en patinage de vitesse courte piste, le relais termine 5ème des JO, ce qui n’était jamais arrivé, et l’équipe de curling termine 7ème, une place de finaliste très encourageante. Alexis Contin a réalisé une performance extraordinaire à Vancouver. A 22 ans, tout l’avenir est permis pour lui dans une discipline ou l’on mûrit lentement. La 4ème place de Nathalie Pechalat et Fabian Bourzat aux Mondiaux de danse sur glace est également intéressante. Il reste donc encore du chemin à parcourir, mais ce sont des résultats auxquels nous n’avons jamais été habitués et qui montrent que l’on est capable d’envisager la réussite de l’ensemble de nos disciplines.

Vous évoquez Alexis Contin, qui, l’été dernier, concourrait en roller-skating aux Jeux Mondiaux de Kaohsiung. Envisagez-vous de renforcer certaines passerelles avec la fédération de roller-skating ?


Alexis Contin, espoir de la grande piste

Après les Jeux Olympiques, nous avons en effet évoqué avec notre ministre de tutelle l’éventualité de mutualiser les moyens. C’est d’autant plus facile avec une fédération comme celle du roller-skating, son président, Nicolas Belloir, étant très ouvert à une collaboration, qui, par ailleurs, existe déjà d’une manière un peu restreinte. Ce rapprochement a été acté avec le directeur des Sports, Bertrand Jarrige.

Je voudrais généraliser cette complémentarité de nos sports. L’architecture de notre fédération inclut dix disciplines différentes, dont huit olympiques. C’est une mosaïque de sports qui en fait une exception en termes structurels et d’autres associations peuvent s’envisager. Je suis ainsi persuadé que nous devrions être en relation conventionnelle avec la fédération de gymnastique, discipline avec laquelle il y a une similitude et une complémentarité qui peuvent nous aider. mais aussi à la fédération de danse. En ce qui concerne le bobsleigh, pourquoi ne pas nouer des relations avec les grands pilotes automobiles ? Il y a peut être là aussi une possibilité de mutualisation de moyens humains. En ce sens, je pense que le CNOSF peut nous aider à mettre en œuvre ces nouvelles connexions.

Contin, Bonheur et James… quels sont les moyens d’amener la relève au plus haut-niveau ?


Vanessa James et Yannick Bonheur, "the marvellous duo"

La DTN travaille beaucoup, à travers les projets d’académies de la glace qui sont en train de se mettre en place.
Nous établissons ainsi un plan de détection de jeunes talents. Celui-ci est déjà en place concernant les jeunes patineuses, pour lesquelles nous souffrons d’une absence réelle de résultats depuis un certains temps. Il y a là toute une relève qui s’annonce avec d’excellentes initiatives, à Annecy notamment, avec la création d’un pôle important. En ce qui concerne les couples, des jeunes se regroupent, à la fois sur Paris Bercy et sur Champigny où des moyens vont être mis en commun. J’attends également beaucoup du lancement du premier centre de patinage de vitesse à Font-Romeu. De même, une nouvelle équipe vient d’être élue à la tête du Reims Acrap patinage qui, je l’espère, pourra consolider son rétablissement.

Dans l’idée de l’académie de la glace, nous rassemblons de manière régulière les meilleurs athlètes et entraîneurs français, faisons en sorte de leur faire bénéficier d’une expertise internationale sur des lacunes identifiées du patinage français mais aussi dans une perspective de formation de cadres. Nous disposons certes de cadres de très bonne qualité dans un certain nombre de disciplines, mais ce n’est pas pour autant que la formation ne doit pas être mise en avant. Nous voulons l’ouvrir de manière plus importante sur l’étranger et souhaitons que les meilleurs experts internationaux viennent faire progresser nos jeunes cadres.

Nous faisons par exemple appel à des entraîneurs coréens, pour le short-track en particulier. Actuellement, deux Coréens sont ainsi à disposition de cette discipline, pour l’entrainement, mais pas seulement. Il s’agit pour nous de valoriser cette présence par de la formation de cadre car ces Coréens ne sont pas éternellement en France. Ils viennent pour des périodes extrêmement précises de 2 ou 3 ans. Il faut donc vraiment profiter de leur capacité. En patinage de vitesse, il y a en effet beaucoup de médailles à prendre qui, aujourd’hui, reviennent à l’Asie. Nous essayons donc de réaliser une sorte de melting pot pour faire en sorte que nos disciplines progressent.

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"La magie de la glisse se fait sur la glace"

Depuis quelques années, des patinoires dites synthétiques font leur apparition, que vous inspirent ces équipements ?

Je me bats avec beaucoup de fermeté contre cette imposture que l’on a essayé de lier au développement durable. La mise en place, sous forme mobile ou permanente, de patinoires que l’on qualifie de synthétiques pour ne pas les appeler patinoires en plastique doit être dénoncée. Toutes les collectivités qui ont été ou sont en train de se faire abuser doivent être averties.

D’abord, sur le plastique on ne glisse pas. Il faut également affuter les patins tous les jours parce que le plastique frotte beaucoup. L’affûtage pour le patinage public se fait normalement tous les deux, trois mois. Et c’est beaucoup plus épuisant en termes d’appuis, d’efforts faits pour patiner. Les tarifs sont certes un peu moins chers que ceux de la glace mais la différence ne justifie pas que l’on fasse marcher des gens avec des couteaux aux pieds, on est là pour glisser sur des patins. Cela peut éventuellement être valable 2 ou 3 jours pour un salon d’exposition pendant, c’est tout. Il faut arrêter de leurrer les gens.

Par ailleurs, le plastique, c’est du pétrole, ce n’est pas recyclable ! Et je ne parle pas des produits appliqués pour améliorer la glisse. Quelques personnes veulent faire de l’argent et abuser le monde. La magie de la glisse se fait sur la glace. Cette mode montre d’elle-même ses limites. La patinoire de Narbonne était en synthétique, et s'est reconvertie en glace, plus personne ne venant patiner. La patinoire sur la place de l’Hôtel de ville de Paris a essayé le plastique une année et est vite retournée à la glace : Elle a subi une chute vertigineuse au niveau de la fréquentation, elle a donc changé. Tout cela est d’un ridicule sans nom et nous avons décidé de le dire alors que jusqu’ici on le tolérait.

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