Comité national olympique et sportif français

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Assemblée générale 2010

 


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Bilan et perspectives par Denis Masseglia

L’Assemblée générale annuelle du CNOSF s’est tenue le 19 mai à la Maison du sport français. Elle a permis de revenir sur les actions menées par la nouvelle équipe constituée autour du président Denis Masseglia, de tracer les grandes perspectives pour l’Olympiade en cours et de se pencher sur la prochaine réforme des collectivités territoriales. Entre autres décisions, notons que les fédérations de rugby et de golf ont été intégrées dans le Collège des fédérations Olympiques, celle de Baseball et Softball a rejoint le Collège des fédérations nationales sportives, et la fédération sportive ASPTT a changé de statut, passant de membre associé à membre du CNOSF au sein du Collège des fédérations multisports ou affinitaires.

Denis Masseglia a ouvert l’Assemblée générale par un hommage aux grands serviteurs du sport disparus ces derniers mois, à commencer par Henri Sérandour, à qui il a succédé le 19 mai 2009. Juan Antonio Samaranch, ancien président du CIO, Pierre Rostini qui dirigeait le Comité français Pierre de Coubertin, Jean Boiteux, Guy Lapébie, anciens champions olympiques, ainsi que Piotr Nurowski, président du Comité olympique Polonais disparu dans l’accident d’avion du 10 avril à Smolensk, ont été associés à cet hommage qui a donné lieu à une minute de recueillement de toute l’assistance.

Afin de « faire du sport un élément central d’un projet de société, un moteur de l’économie, un vecteur de notoriété et de rassemblement », Denis Masseglia a par ailleurs dévoilé le plan d’orientation stratégique du CNOSF 2010-2013. Les six points de ce document seront « au cœur du bilan d’avancement qui pourra être effectué chaque année » a-t-il expliqué, rajoutant : « c’est important qu’il y ait un projet clairement défini qui puisse être partagé et à travers lequel chacun sente qu’il a un rôle à jouer et une action à remplir. »

Revenant sur les grands évènements sportifs des douze derniers mois (Jeux Méditerranéens à Pescara, Jeux Mondiaux à Kaohsiung, Jeux Olympiques à Vancouver), Denis Masseglia a souligné : « j’ai eu beaucoup de plaisir à être le chef de délégation de nos équipes de France. Elles ont toutes eu un comportement exemplaire et fait honneur à nos couleurs. Le bilan d’ensemble est un beau bilan (…) il est illustratif de la richesse de notre sport de haut niveau, dont la marque de fabrique est de reposer sur la capacité de performance de l’ensemble des fédérations ».

Le CNOSF souhaite mettre tous les champions français à l’honneur à travers une soirée qui pourrait être organisée en janvier prochain, et compte toujours parmi ses projets la création d’une chaîne télévisée sportive et multidisciplinaire afin de mettre tous les sports à l’antenne : « Nous restons en contact régulier avec le CSA qui définira les conditions d’attribution de prochains canaux; il faudra simplement être prêt quand le feu passera au vert. »

« Puisqu’il est question des champions, j’aimerais parler de leur encadrement, tant technique que médical » a poursuivi le président du CNOSF, soulignant l’attachement du monde fédéral au corps des cadres techniques d’Etat et la nécessité que les ressources humaines mises à disposition des fédérations soient adaptées à leur mission. Denis Masseglia a ainsi évoqué le fait que « les fédérations doivent à la fois évoluer dans le cadre de la diversification des pratiques et faire face à une concurrence sportive qui requiert de plus en plus d’exigence ».

La réussite sportive ne se conçoit pas sans un encadrement médical performant. Ainsi, Denis Masseglia a salué Alain Calmat, président de la commission médicale et Sport Santé, qui « préside aux destinées d’un secteur qui fait à la fois face aux obligations classiques dues aux échéances internationales et enrichit la réflexion grâce à des colloques, comme ceux sur le dopage ou la mort subite »

Abordant ensuite la question de la professionnalisation, qui « fait désormais partie intégrante de la stratégie du haut niveau », Denis Masseglia a évoqué la détection, le suivi social, et la gestion de l’après-carrière, le dossier des retraites comme autant de sujets qui mobilisent la commission des athlètes de haut niveau du CNOSF, coprésidée par David Douillet et Isabelle Severino, dont il a salué l’engagement personnel.

Au sujet de la place du sport dans le contexte européen, le président du CNOSF a noté : « l’adoption du Traité de Lisbonne et la reconnaissance d’une spécificité du sport laisse aussi entrevoir, non seulement, la reconnaissance du modèle sportif européen, mais aussi et je dirais même surtout, la valeur sociétale du sport et du mouvement qui l’anime. La partie qui se joue au niveau européen est décisive à la fois pour l’autonomie et le financement des activités sportives. La France se doit de jouer un rôle moteur pour l’avancée des dossiers européens comme elle l’a fait en initiant avec l’Allemagne un bureau européen à Bruxelles (…) Il est temps que le sport puisse, comme d’autres secteurs, bénéficier de fonds européens »

Concernant les partenaires du CNOSF, il a salué « l’arrivée du groupe BPCE aux côtés d’Adidas, EDF, La Française des Jeux, Orange et Tarkett, comme partenaire du CNOSF » et annoncé « l’établissement d’un programme de gestion partenariale commun avec le comité de candidature d’Annecy 2018 ».

Trois projets essentiels

Denis Masseglia a ensuite abordé trois sujets essentiels pour le mouvement sportif :

« En premier, celui de mobiliser l’ensemble des élus de la nation pour permettre au CNDS d’être encore plus actif au service du sport français en bénéficiant d’un prélèvement supérieur aux 1,8 %. ». Le président du CNOSF a d’ailleurs annoncé son intention d’inviter l’ensemble des députés et sénateurs à participer à un déjeuner le 6 juillet afin de les sensibiliser. Sur le même sujet, Denis Masseglia a félicité Jean-Michel Brun et Guy Drut pour leur nomination au sein de l’autorité de régulation des Jeux en ligne (ARJEL). « Sur les sept membres de l’ARJEL, deux font donc partie du Conseil d’administration du CNOSF, c’est à la fois une marque d’estime et de reconnaissance pour notre institution ».

En second lieu, le projet de « Village France », aux Jeux de Londres 2012. « Nous sommes dans la phase d’appel d’offres dont le résultat sera connu le 17 juin. Nous organiserons immédiatement après deux réunions importantes. La première aura lieu le 23 juin et concernera les collectivités territoriales ; la deuxième s’inscrira dans le prolongement de la convention que le CNOSF et le MEDEF vont signer le 28 mai et permettra de présenter le projet global aux entreprises appartenant au MEDEF international. Le calendrier est arrêté, le choix des agences évènementielles et de billetterie devrait intervenir mi juin. Le projet est ambitieux mais la manière avec laquelle il est reçu, tant par les partenaires institutionnels ou économiques que par le mouvement sportif, nous laisse à penser qu’il fera date ».

Enfin, le président du CNOSF a annoncé la mise en place du rendez-vous « sport santé – bien-être », programmé les 25 et 26 septembre sur l’ensemble du territoire et qui sera piloté par les CDOS et les comités départementaux : « ces rendez-vous (…) sont appelés à montrer l’importance sociétale du sport et son apport en terme de santé et de bien-être. Nous pouvons, nous devons en faire notre Fête du Sport ».

Sport à l’école, relations internationales

Denis Masseglia s’est réjoui de la signature à venir, le 25 mai, d’une convention cadre avec le Ministère de l’Education Nationale. « J’ai trop souvent regretté l’absence de passerelles entre les deux mondes de l’éducation et de l’associatif sportif, pour ne pas souligner comme il se doit les espoirs que cette signature peut susciter. Le rapprochement avec l’Education Nationale ne se limite pas à l’EPS (…). Sachez que l’Olympisme et le sport vont trouver place dans les programmes des sciences humaines et des sciences physiques et c’est assez formidable ».

Evoquant la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2018, désormais pilotée par Edgar Grospiron en tant que directeur général, Denis Masseglia a déclaré : « Nous savons bien que l’approche du scrutin nécessite une stratégie d’influence continue et adaptée. Ayons bien conscience que notre retard en matière d’influence internationale est conséquent et qu’il nous faut agir pour le rattraper. Cela ne pourra se faire qu’à force de travail, de présence et d’opiniâtreté. C’est d’ailleurs ce qui a permis à Bernard Lapasset d’obtenir un vote favorable du congrès du CIO pour que le rugby à 7 devienne sport olympique. C’est aussi avec ces ingrédients qu’Yvan Mainini vient de réussir à être le candidat unique de l’Europe pour à n’en pas douter prendre en mains pour 4 ans les destinées de la FIBA. »

« En matière de relations internationales, il convient d’être actif et cohérent. C’est la raison pour laquelle nous allons inviter tous les élus internationaux appartenant aux fédérations membres du CNOSF à se réunir à la Maison du sport français pour élaborer une stratégie en commun et assurer un réseau d’influence ».

Dans la continuité de la naissance, en 2009, de l’Association Francophone des Académies Olympiques, Denis Masseglia a annoncé la création, le 26 mai prochain, d’une Association des Comités Nationaux Olympiques Francophones qui réunira 37 CNO, tous représentants de pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Cette structure bénéficie d’ores et déjà d’un soutien important du CNDS et de la Fédération Française de Tennis.

Sport et territoires

« Nul doute que, pour les collectivités, demain sera plus dur qu’aujourd’hui en matière de capacités financières ; nul doute aussi qu’il sera beaucoup plus intéressant pour le sport d’être inscrit parmi les compétences des communes, départements et régions, plutôt que de dépendre de leur seul bon vouloir. » a dit Denis Masseglia à propos de la prochaine réforme des collectivités territoriales, qui a été un sujet spécialement traité en fin d’Assemblée générale, par Jean-Michel Brun, vice-président délégué Sport et territoires.

Relais incontournables du CNOSF dans les territoires, les CROS, CDOS et CTOS ont été destinataires d’une attention toute particulière de la part de Denis Masseglia. « Les rendez-vous du sport santé – bien-être, les assises du sport durable, la déclinaison territoriale des partenariats avec le MEDEF ou l’Education Nationale, la promotion de l’Olympisme, la sensibilisation aux enjeux du Village France de Londres 2012, l’optimisation des formations, sont autant de sujets qui nécessiteront l’engagement de tous dans un contexte d’efficacité et de cohérence. Il est clair que les CROS, CDOS et CTOS ont un rôle essentiel à assumer pour la réussite du projet « Le sport un enjeu pour la France », a-t-il ainsi énoncé, déclamant : « le CNOSF a besoin, besoin impérativement, de ses structures déconcentrées pour réussir ».

Enfin, en guise de conclusion, Denis Masseglia a voulu insister sur la notion de mutualisation, « une des clés du rayonnement et de la capacité d’influence de notre mouvement. Ce n’est qu’ensemble, forcément ensemble, que nous pourrons progresser et faire du sport : un vecteur de notoriété et de rassemblement, un moteur de l’économie, et un élément central d’un projet de société. »

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Les rapports des quatre délégations du CNOSF


Jean-Pierre Mougin

La nouvelle organisation du CNOSF, présentée par Jean-Pierre Mougin dans son rapport moral, s’articule autour de quatre grandes délégations : Sport et société présidée par André Leclercq, Sport et diversité des pratiques, présidée par Françoise Sauvageot, Sport et territoires présidée par Jean-Michel Brun, et Sport et haut-niveau présidée par Jean-Luc Rougé. Lors de l’Assemblée générale 2010, chacun des vice-présidents délégués est venu présenter son rapport d’activité.


André Leclercq

André Leclercq a précisé les buts de sa délégation et détaillé les quatre pôles qui la constituent. « La délégation Sport et société a pour objet le développement de la vie associative, par l’aide à l’association sportive. S’associer a un sens, c’est l’objet du pôle Culture et éducation, mais s’associer est d’abord une entreprise humaine et tel est l’objet du pôle Vie associative. Pour faire fonctionner l’association sportive et soutenir son développement, il faut des outils, d’où deux pôles opérationnels : l’un soutient la structuration et la professionnalisation du projet associatif, le pôle Emploi, formation, qualification ; l’autre observe et analyse le fait sportif dans sa dimension sociétale, le pôle Études et recherche ».


Françoise Sauvageot

Françoise Sauvageot a présenté les activités de la délégation sport et diversité des pratiques. Ces dernières s’articulent autour de plusieurs secteurs : l’insertion par et pour le sport, l’égalité des chances, déclinée entre la lutte contre les violences sexuelles dans le sport, et l’accès des femmes aux postes à responsabilité au niveau international, le Sport Santé, l’accompagnement au développement des pratiques émergentes, et le développement des pratiques pour le plus grand nombre. Elle a, à ce titre, évoqué les journées « sport santé – bien-être », des 25 et 26 septembre prochains : « deux jours forts, intenses, où les clubs sauront montrer le meilleur d’eux sauront afficher leur savoir faire au plus grand plaisir des pratiquants, où les familles découvriront ou redécouvriront des motivations dans leur proximité, où publics pratiquants avertis ou novices, publics moins valides pourront ensemble partager le plaisir de l’action »


Jean-Michel Brun

Pour la délégation sport et territoires, Jean-Michel Brun a précisé : « le rôle premier qui nous est assigné, est prioritairement une fonction d’impulsion dans l’élaboration d’axes stratégiques de coopération et de co-construction des politiques sportives territoriales. », ajoutant « Il serait inexact d’affirmer que nous sommes en capacité de traiter tous les sujets d’actualité de manière égale. En cette période, nous sommes parfois contraints à une certaine hiérarchisation des priorités ». Ces dernières sont porteuses d’enjeux liés à la réforme des collectivités territoriales, à la structuration territoriale et aux équipements sportifs.


Jean-Luc Rougé

Enfin, Jean-Luc Rougé, en charge de la délégation Sport et haut niveau, est revenu dans son rapport sur l’organisation des Jeux Olympiques de Vancouver par les équipes du CNOSF et a évoqué ceux de Londres 2012 : « Ils seront excessivement bien organisés. Ils se développent autour du concept d'équipements modulables et revendables. Les lieux sont magnifiques. Nous serons bien », a-t-il précisé. Il a aussi demandé à ce que le nombre de cadres techniques auprès des fédérations soit augmenté, et noté les très bons taux d’audience télévisée des Jeux de Vancouver en France. « Cela montre que toutes les disciplines sportives peuvent faire grimper l’audimat » a ajouté le vice-président délégué du CNOSF en prévision de la chaîne de télévision du mouvement sportif. Jean-Luc Rougé a ensuite laissé la parole à Gérard Masson, président de la Fédération Française Handisport, qui a présenté le bilan des Jeux Paralympiques de Vancouver, notant un recul des performances françaises mais le maintien de la délégation dans le Top 10 mondial.

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La position du CNOSF sur la réforme des collectivités territoriales

La suppression de la clause de « compétence générale » pour les régions et les départements est au cœur des préoccupations du mouvement sportif français. Au terme de son rapport sur la question de la réforme des collectivités territoriales, Jean-Michel Brun a défini la position du CNOSF que l’Assemblée générale a adoptée par acclamation :

Les principes à réaffirmer :
Le sport n’est pas juridiquement et politiquement «soluble» dans les politiques auxquelles il contribue : santé, cohésion et utilité sociales, éducation, environnement, etc.
Le service public du sport doit exister en tant que tel.Ce service public du sport existe à tous les niveaux, tant au niveau national, régional, départemental que communal.Ce service public du sport doit avoir une définition fonctionnelle (comme l’éducation ou la santé) et non organique, et des acteurs publics, associatifs et économiques doivent pouvoir y contribuer. La capacité d’adaptation aux réalités est une donnée essentielle pour l’avenir. La nature du service public du sport ne saurait se réduire à une seule dimension.

Les propositions :Concernant la commune, la clause de « compétence générale » étant maintenue, une compétence spécifique à ce niveau n’est pas demandée, si ce n’est de reconnaître, au plan des principes, que la compétence sport est partagée entre tous les niveaux territoriaux (en complément à la politique nationale et en tenant compte des intercommunalités et des futures métropoles). De plus, la recherche de l’utilisation optimale des équipements doit être soulignée et précisée dans un cadre conventionnel.Concernant le département, le législateur doit créer une compétence sport, générale (de plein exercice), à son bénéfice (celle-ci connaissant une application de fait, aujourd’hui, au travers de la clause de compétence générale).Concernant la région, le législateur doit créer une compétence sport, générale (de plein exercice), à son bénéfice (celle-ci connaissant une application de fait, aujourd’hui, au travers de la clause de compétence générale).Concernant les financements croisés, les solidarités territoriales doivent être préservées de telle manière que les cofinancements soient possibles pour tous les projets présentant un intérêt direct ou indirect pour plusieurs niveaux territoriaux.Concernant le chef de file, il y a lieu de privilégier la mise en place de politiques sportives permettant une offre diversifiée des pratiques et répondant à de vrais schémas structurants à l’échelle des territoires (en y associant tous les acteurs locaux). Les actions communes doivent être menées par la structure qui est la plus à même d’en assurer la parfaite coordination et lorsqu’un équipement mobilise des concours financiers de différentes collectivités, il faut tout mettre en œuvre pour formaliser une convention d’usage.

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