V comme Val d'Isère 2009

V comme Val d’Isère. V comme la «disposition géographique» même des championnats du monde de ski alpin 2009, avec ces deux pentes qui se regardent, Solaise pour les dames d’un côté, Bellevarde pour les hommes de l’autre. V, donc, comme le visuel de ces Mondiaux. V comme victoire ? Présentation d’un évènement majeur… et gratuit qui se déroule du 2 au 15 févriers prochains.
« Nous attendions cet évènement depuis plus de 40 ans. Nous sommes reconnaissants à Jean-Claude Killy, qui impulsa ce projet » a dit le président de la Fédération Française de Ski (FFS), Alain Méthiaz devant une nombreuse assistance, le 6 octobre 2008 à Paris, lors de la présentation de la saison internationale 2008-2009 de tout le ski français. Ces propos furent suivis d’applaudissements nourris.
Val d’Isère 2009 s'est mis sur de bons rails après de nombreuses péripéties, des querelles internes et un certain retard pris en conséquence. Ce projet majeur s'annonce grandiose. Par nombre de côtés, il est particulièrement innovant.

Jean-Luc Fabre
Explications des Jean-luc Fabre, directeur du comité d’organisation : « Ces championnats du monde seront totalement gratuits. Nous voulions en faire un véritable évènement populaire, et Val d’Isère est si loin ! Il fallait attirer le public. Nous n’avons pas voulu nous lancer dans un dispositif coûteux et compliqué de billetterie. Donc, cela ne coûtera rien. Les transports ferrés seront gratuits depuis quatre grandes villes, Lyon, Grenoble, Chambéry, Annemasse. Arrivés à Bourg-Saint-Maurice, les spectateurs seront transportés sur Val d’Isère en bus, et pourront assister aux compétitions, toujours sans rien débourser. Nous voulons donner l’image d’un championnat du monde ouvert ! ».

Le "face à face" : Solaise/Bellevarde
Par aillleurs, les mondiaux de Val d’Isère se veulent un évènement écologique, et ont même obtenu (« une première mondiale » dit Jean-luc Fabre), la certification ISO 14 001, délivrée aux organisateurs ou organismes qui observent de strictes règles environnementales.
« Tout Val d’Isère deviendra piétonnier. Des parkings seront installés à l’entrée du village et sous la piste de Bellevarde. Les transports en ville seront propres, avec des bus aux dernières normes électriques et hybrides. Les motoneiges qui collecteront les ordures seront également électriques. Nous nous inscrivons dans la modernité et soignons notre bilan carbone ! Quant à l’expérience piétonnière, qui sait si elle ne sera pas prolongée au delà de l’évènement ? Nous nous en servons pour bousculer les habitudes, les Mondiaux servent à oser ! »
La face de Bellevarde, un «must»

Le tracé descente sur la face de Bellevarde
Pour les compétitions elles-mêmes, Val d’Isère fait revivre un « must », la Face de Bellevarde, qui ne fut configurée qu’une seule fois en piste de course, lors des Jeux Olympiques d’Albertville en février 1992. Mémorable. Le tracé descente présente la particularité d’être visible à 80% du bas de la piste.
Juste en face, la piste des dames, la «Rhône Alpes» a été créée en partant de la tête de Solaise, pour arriver au même endroit. Les aires d’arrivée ne sont pas communes, mais elles se touchent, en plein centre de Val d’Isère. A Solaise, la descente, le combiné et le Super-G dames. A Bellevarde toutes les épreuves hommes ainsi que les slaloms et géants dames.

Val d'Isère en travaux durant l'été...
En dehors des courses, pour un évènement qui s’étale sur deux semaines, tout un programme d’animation est mis en place : « une grand fête » explique Michel Giraudy, responsable de la communication, « concerts, pyrotechnie, statues de neige… etc… sans oublier la soupe des championnats du monde, qui sera servie à tout le monde. Elle a été créée spécialement par le chef Guy Martin. Nous fonctionnons sur trois principes essentiels. 1/Montrer notre capacité d’organisation, 2/Rester simples, 3/L’humilité. Il faut beaucoup d’amour, et ne jamais penser que nous sommes les meilleurs ». La clé de la réussite ? Pas seulement.

« la seule chose que nous ne maitrisons absolument pas, c’est la météo », dit Jean-Luc Fabre. « Elle peut bien sûr nous jouer des tours. Mais nous avons des solutions de repli, notamment avec notre stade de slalom sur Bellevarde qui sera puissamment éclairé et où nous pourrons donc éventuellement faire disputer les slaloms en nocturne ».
47 ans après les Mondiaux de Chamonix (1962), 17 ans après les JO d’Albertville, Val d’Isère va devenir la capitale mondiale du ski alpin. Sa longue histoire, sa réputation planétaire, la qualité de son domaine couplé avec Tignes (l’ « Espace Killy »), le passage annuel de la Coupe du Monde, en font le plus légitime, le plus évident hôte d’un évènement de cette envergure. « Venez, venez, soyez le plus nombreux possible, en famille ! Il y aura de l’émotion, du spectacle pour les petits et les grands, de 7 à 77 ans » conclut Jean-luc Fabre.
Voir aussi
Interview de Jean-Philippe Vuillet, directeur de l'équipe de france féminineLa poste emet une série de timbres pour les Mondiaux de Val d'IsèreSite officiel de Val d'Isère 2009









