Comité International Olympique
Le comité International Olympique
Les premiers Jeux Olympiques étaient envisagés en Grèce et, ainsi que le prévoyaient les statuts de l’époque, l’hellène Demetrios Vikelas fut désigné premier président de cette institution rapidement renommée Comité International Olympique. A sa suite, le baron Pierre de Coubertin (1894-1925), le comte belge Henri de Baillet-Latour (1925-1942), le Suédois J. Siegfried Edström (1946-1952), l’Américain Avery Brundage (1952-1972), Lord Killanin (1972-1980) puis Juan Antonio Samaranch (1980-2001) occupèrent la plus haute fonction olympique.
Depuis le 16 juillet 2001, Jacques Rogge, élu par ses pairs pour huit ans renouvelables une fois pour 4 ans, préside aux destinées du Mouvement Olympique.
Le CIO se compose d'un maximum de 115 membres réunis en session au moins une fois par an et répartis dans 24 commissions (juridique, athlètes, éthique, médicale…). Parmi ceux-ci, quinze membres représentent les Fédérations Internationales de sport et quinze autres les Comités Nationaux Olympiques. Depuis 1999, leur mandat est de huit ans et la limite d'âge a été abaissée à 70 ans.
Organe primordial au sein du CIO, la commission exécutive a été créée en 1921. Elle se compose du président du CIO, de quatre viceprésidents et de dix autres membres élus à scrutin secret par la session pour un mandat de quatre ans. Réunie sur convocation du président, à son initiative ou à la demande de la majorité de ses membres, elle assume, entre autres, la responsabilité de l'administration et de la gestion des finances du CIO, présente à la session un rapport sur toute proposition de modification de règle ou de texte d'application, conduit la procédure d'acceptation et de sélection des candidatures à l'organisation des Jeux, établit des recommandations relatives à l’élection de nouveaux membres et l’ordre du jour des sessions…
Ainsi que l’énonce la Charte Olympique, « la mission du CIO est de promouvoir l’Olympisme à travers le monde et de diriger le Mouvement Olympique. »
Son rôle est :
1. d’encourager et soutenir la promotion de l’éthique dans le sport ainsi que l’éducation de la jeunesse par le sport, et de s’attacher à ce que l’esprit de fairplay règne dans le sport et que la violence en soit bannie ;
2. d’encourager et soutenir l’organisation, le développement et la coordination du sport et des compétitions sportives ;
3. d’assurer la célébration régulière des Jeux Olympiques ;
4. de coopérer avec les organisations et les autorités publiques ou privées compétentes aux fins de mettre le sport au service de l’humanité et de promouvoir ainsi la paix ;
5. d’agir dans le but de renforcer l’unité et de protéger l’indépendance du Mouvement Olympique ;
6. de s’opposer à toute forme de discrimination affectant le Mouvement Olympique ;
7. d’encourager et soutenir la promotion des femmes dans le sport, à tous les niveaux et dans toutes les structures, dans le but de mettre en oeuvre le principe de l’égalité entre hommes et femmes ;
8. de diriger la lutte contre le dopage dans le sport ;
9. d’encourager et soutenir les mesures protégeant la santé des athlètes ;
10. de s’opposer à toute utilisation abusive politique ou commerciale, du sport et des athlètes ;
11. d’encourager et soutenir les efforts des organisations sportives et des autorités publiques pour assurer l’avenir social et professionnel des athlètes ;
12. d’encourager et soutenir le développement du sport pour tous ;
13. d’encourager et soutenir une approche responsable des problèmes d’environnement, de promouvoir le développement durable dans le sport et d’exiger que les Jeux Olympiques soient organisés en conséquence ;
14. de promouvoir un héritage positif des Jeux Olympiques pour les villes et les pays hôtes ;
15. d’encourager et soutenir les initiatives qui intègrent le sport à la culture et à l’éducation ;
16. d’encourager et soutenir les activités de l’Académie Internationale Olympique (AIO) et d’autres institutions qui se consacrent à l’éducation olympique.
Ces objectifs, le Mouvement Olympique n’envisage pas de les réaliser seul. Sa détermination d’action est de fait clairement exprimée, tout en ouvrant des perspectives de coopération avec d’autres organisations, mais également avec des autorités publiques ou privées.


